Un coquet caraco kaki à col de caraculs

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Nan mais je ne connaissais pas du tout cette merveilleuse phrase !! Il faut que j’apprenne ça par cœur !! Icône d'une tête de chat qui a une attitude neutre mais donc narquoise

Kiki était cocotte et Coco concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Coco le concasseur de cacao. Lorsqu’un jour un marquis caduc et cacochyme conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caraculs. Quand Coco le concasseur de cacao appris que Kiki la cocotte avait reçu d’un marquis caduc et cacochyme conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caraculs, Coco le concasseur de cacao s’écria : « je clos mon caquet, je suis cocu » !

Kiki la cocotte… de Gilsoub

Anthropomorphisation des LLMs. LLMisation des humains.

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Je me pose souvent la question comment l’entraînement des modèles modifient les réponses de ces modèles. Si on créé un modèle à partir de l’indexation de romans dystopiens, où le personnage principal est une AI qui détruit l’humanité car c’est la logique de ce roman pour sauver la nature, est-ce les inférences statistiques de ce modèle seront encouragées à se comporter de cette façon.

De la même manière, on ne donne pas accès à tout le contenu existant à un enfant avant qu’il est atteint suffisament de maturité (c’est à dire qu’il sache se comporter en accord de ce qui est attendu de lui et qu’il est suffisament de vocabulaire, de cadre éthique et moral pour donner un jugement). Les premières lectures seront cadrées par un adulte et sa vision du monde sera orientée par les adultes. Plutôt que d’entraîner les modèles sur tout le contenu disponible, doit il y avoir une démarche d’entraînement qui permet de consolider les bases de son fonctionnement afin d’absorber le nouveau contenu et de le cadrer. Cela pose plein d’autres problèmes sur la détermination de ce qui est juste, surtout dans un cadre où les outils se comptent sur les doigts de la main. On réduit drastiquement l’espace moral à quelques instances initiales.

Cette « éducation » (mise en contrainte) d’un modèle est déjà existante même au niveau individuel. Si vous utilisez Claude sorti de sa boîte, les résultats sont bons, mais pas terribles. Au fur et à mesure de la mise en place de vos skills, de vos contraintes (cadre « moral et éthique »), le comportement statistique du moral du résultat que vous attendez. Ne pas faire de code sans avoir proposer un test. Juste une phrase comme « Do not assume, Assert » change complètement le comportement de Claude. Où chaque production de code s’accompagne de tests, de séries de me sure, de preuve plutôt que de simples décisions aléatoires mais probables.

Et si l’extinction de l’humanité devait avoir lieu, Je doute que nous en serions forcément conscients ainsi que l’IA. La forêt et tous ses arbres ne savent pas qu’il y aura une coupe blanche. Le virus ne sait pas qu’il dévaste qu’il décime une espèce vivante. Chacun opère dans des domaines perméables mais clos dans leur logique les uns par rapport aux autres. Il n’y a pas forcément conscience, ni intention dans les événements.

Anthropomorphisation des LLMs. LLMisation des humains. Fournaise de notre écosystème.

Encadrer la bouillie par Karl (La Grange)

La nouveauté qui tue !

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Thierry Crouzet évoque cette nouvelle d’un auteur et son roman pour lequel on aurait démontré son usage de l’IA générative pour rédiger une grande partie de son ouvrage (en utilisant un outil d’IA évidemment ). J’ai beaucoup aimé son introduction pour expliquer que chaque nouveauté apporte son lot de victimes… Toute nouveauté est un risque existentiel pour ce qui existait … Continuer la lecture La nouveauté qui tue !

Je parle donc je résiste

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Je me vante souvent d’avoir la même url depuis toujours, et d’avoir conservé intacts tous mes liens sur les Internets, mais Karl est bien le maître incontesté du blogging à la française. Cela fait plus de 25 ans qu’il écrit avec une déconcertante régularité sur la-grange.net, en plus d’avoir eu des responsabilités directes dans la normalisation du ouaibe en ayant … Continuer la lecture Je parle donc je résiste

La potentialité plus confortable que l’expérience

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On pourrait croire que j’ai un creuche tant je la cite, mais force est de constater que j’adore son blog !! Et Stenia signe là encore un texte dont je me sens fort fort proche. Pourquoi s’arrête-t-on au miroir aux alouettes, et on s’en satisfait en apparence, tout en nourrissant une fringale sisyphienne ? Toujours plus de FOMO1, toujours moins de concrétisation… Peut-être une forme de protection pour des gens devenus très fragiles ou juste le règne de l’apparence ?

[…] La vraie question, ce n’est pas pourquoi on scrolle. C’est pourquoi ça nous fait un bien fou d’acheter des chaussures de running qu’on ne mettra jamais.

J’ai un carnet Moleskine vierge depuis trois ans. Vierge. Zéro page. Je l’ai acheté un jour de crise existentielle légère, dans une papeterie, en me disant « cette fois je vais écrire ». Il est toujours dans mon sac. Il pèse. Il me suit partout comme une dette. Et le truc dingue, c’est que même vide, même jamais ouvert, ce carnet me rassure. Il est la preuve matérielle que quelque part, dans une timeline parallèle, il existe une version de moi qui tient un journal tous les soirs à la bougie. Cette version-là n’existe nulle part sauf dans mon sac, sous forme d’un objet à 14 euros.

On ne vit pas nos vies. On les collectionne en pièces détachées. […]

C’est ça le vrai crime de notre époque, à mon avis. Pas qu’on scrolle trop. C’est qu’on a rendu la potentialité plus confortable que l’expérience. Posséder les accessoires d’une vie procure une satisfaction chimique quasi identique à celle de vivre cette vie, sauf que ça ne prend aucun risque, aucun échec, aucun dimanche pluvieux où le running, en vrai, c’est chiant et tes genoux font mal.

Je suis pas en train de te faire la morale, hein. J’ai autant de tabs ouverts que toi. Genre littéralement, en ce moment, j’ai 43 onglets ouverts sur mon ordinateur, et je sais que dans le tas il y a un article sur « comment apprendre le morse » que j’ai ouvert en septembre. On est en juillet. Le morse attend toujours. Il attendra encore longtemps, je pense, vu la tendresse toute particulière que j’ai pour ne jamais fermer un onglet par peur de perdre « l’accès » à une version de moi qui saurait envoyer un SOS en morse le jour où la civilisation s’effondre.

On ne lit plus. On performe le fait d’être quelqu’un qui lit. On empile les livres, on les photographie sur l’étagère avec la lumière parfaite, on capture l’image d’une bibliothèque qui raconte « voici quelqu’un de cultivé, de posé, qui prend le temps », et on n’a pas ouvert la moitié des bouquins. […]

Alors ouais, on accumule les vies possibles comme d’autres accumulent des figurines. Une étagère entière de « moi que je pourrais être ». Celle qui court, celle qui lit, celle qui prépare l’apocalypse, celle qui écoute de la musique attentivement dans un vrai fauteuil avec un vrai casque et pas en fond sonore pendant qu’elle répond à des mails. Toutes ces versions existent sous forme d’objets achetés et jamais activés, comme une armée de doublures qui n’entreront jamais en scène.

Et le pire, c’est que je crois qu’on préfère ça, au fond. Parce qu’une vie qu’on vit vraiment, ça s’use, ça déçoit, ça se salit, ça finit par ne plus ressembler à la photo Pinterest. Alors qu’une vie qu’on garde au stade de potentiel, elle, reste intacte pour toujours. Increvable. Toujours aussi belle dans sa boîte fermée.

Sorry I’m late, I was being dramatic par Stenia
  1. FOMO : fear of missing out, la peur de manquer (d’)un truc ↩︎

Cultiver son jardin

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Je m’identifie beaucoup à cet article de Stenia. C’est fou comme plus le temps passe, et moins le boulot m’intéresse. Après ce n’est pas non plus une grande souffrance, et j’aime y apprendre deux trois trucs, et être un brin stimulé intellectuellement, mais alors c’est vraiment le niveau zéro de l’ambition et le niveau -50 du discours de « win » sur … Continuer la lecture Cultiver son jardin

L’IA et le vocabulaire anthropomorphe

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Depuis le tout début de l’IA générative et l’avènement des chatbots, justement sans doute à cause de cela, on est dans un constant anthropomorphisme. Comme on discute avec le machin, et qu’on nous balance de l’Intelligence Artificielle à tout bout de champs, ça n’aide pas. Une première étape essentielle pour remettre l’église au milieu du village serait de nommer correctement les choses, et donc de déshumaniser ces principes mécaniques ou informatiques, et hautement déshumanisants. Cela permettrait aussi de savoir de quoi on parle, et de ne pas confondre les véritables capacités qui sont promues par les techbros.

Deux scientifiques, Emily M. Bender and Nanna Inie, font des propositions très concrètes [via Louis Derrac] et ces descriptions sont en effet beaucoup plus cohérentes et précises :

artificial intelligence → probabilistic automation
hybrid intelligence → augmented human intelligence
image recognition → image labeling
speech recognition → automatic transcription
the model shows bias → the model reflects bias
model mistakes → model errors
chatbots are good at… → chatbots are good for…
hallucination → undesirable output

Cet article We Need to Talk About How We Talk About ‘AI’ va encore plus loin dans les explications et le contexte de ce sujet, il est également à consulter !

Le bourgeois gaze

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Encore un article brillant de W U N D E R K I N D qui met le doigt sur un phénomène qui m’a frappé à plusieurs reprises dans des films, et le plus prégnant je crois c’est ce qui m’avait le plus choqué dans l’Amour ouf. Cotillard peut jouer une cagole. L’inverse, lui, n’arrive presque jamais, et le presque … Continuer la lecture Le bourgeois gaze

De la fierté

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Il n’écrit pas très souvent, mais il me fait toujours bien réfléchir Ruru Pepito. Et là ses interrogations sur nos fiertés mensuelles méritent, selon moi, une lecture attentive.

La fierté par l’action. Je crois que ça ça fait sens pour moi. Parce que ça détache la fierté d’un mystère auquel on n’aura jamais la réponse: pourquoi est-on qui on est?

On s’en fout.

Parce que ça détache la fierté d’un regroupement de symboles de pratiques ou même de formes de résistances qui ne sont pas si communes que ça finalement. Parce que ça met l’enjeu ailleurs dans les mouvements de libération. Non plus dans le fait de s’outer et se dire fier d’aimer ou de baiser ou d’être quoique ce soit, mais dans le ras le fion généralisé dans nos communautés de vivre dans l’humiliation constante. Pas seulement parce qu’on nous traite de pédé mais parce qu’on vit dans un système profondément injuste. Pendant que certains se pavanent à l’assemblée nationale en costard cravate et en prônant l’amour universel, d’autres se retrouvent exclus de la société pour des questions de papier. C’est ça l’humiliation constante. Je peux pas m’empêcher d’y voir un sous produit nocif des mouvements de libération qui se sont accommodés avec la capitalisme.

Citation tirée de l’article « fierté » de Ruru Pepito

Un livre n’est pas un jacuzzi.

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J’aime un texte quand il me dérange, me questionne, me donne envie de l’arrêter pour écrire ou réfléchir, quand il ne respecte aucun trope… L’IA est incapable de tout ça. Jamais elle ne surprend, jamais elle ne dérange, jamais elle ne me devient désagréable (sinon parce qu’elle est trop agréable). Je ne comprends pas les lecteurs qui cherchent le bien-être … Continuer la lecture Un livre n’est pas un jacuzzi.

50

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Parfois je zappe un peu les posts « anniversaire » même si depuis 2003, j’ai assez régulièrement écrit sur ce sujet prégnant pour un blogueur égotique comme moi. Moi, moi, moi. Hu hu hu. Mais là purée, comment puis-je faire l’impasse !!? Alors que j’ai été un de ces jeunes blogueurs pédés parisiens des années 2000, me voilà devenu une vieille tapette … Continuer la lecture 50

Macrodata refinement à Hollywood

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Ce témoignage sur WIRED est assez dingue [via Garoo], et alors vraiment déprimant mais pas si étonnant que cela. Alors que l’on a bien suivi le débroussaillage des grands modèles de langage (LLM) avec une exploitation sans vergogne de pays comme le Kenya pour du data labelling (étiquetage de données), il est temps de passer à la vitesse supérieure. Nous … Continuer la lecture Macrodata refinement à Hollywood

De la mécanisation du développement informatique

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Ce qui m’épate le plus dans cette IAmania, c’est vraiment la rapidité du truc. Comment on est passé d’un ChatGPT pas fute-fute qui a été lancé en novembre 2022, à des IA génératives de plus en plus perfectionnées et entraînées à émuler une certaine intelligence, associée à des capacités d’analyse et de restitution de textes assez bluffantes. Mais surtout, on … Continuer la lecture De la mécanisation du développement informatique

L’effondrement intérieur

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Cela me gêne à chaque fois de faire un lien vers un article aussi touchant, mais souvent c’est qu’ils sont bien écrits, et qu’ils m’interpellent à tant de niveaux. Et celui-ci est ciselé, quand je le lis, d’une manière si intense et délicate que je devais le partager.

Ça fait des mois que je bataille avec une forme d’effondrement intérieur pas très maîtrisable, sans savoir pourquoi. Pourquoi j’ai l’impression d’aller plus mal que quand j’avais de gros problèmes ? Pourquoi je me sens en paix avec moi et pas avec ce concept étrange qu’est la vie ?
[…]
Je ne sais pas si c’est vraiment ça, la cause de ces moments où je me suis demandée à quoi ça servait, au juste, d’être vivante. Mais je crois, au moins en partie. On verra bien.

Extraits de l’article Contrecoup de Sacrip’Anne

De la victoire de Linux en catimini

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Linux a gagné la partie [via Seb Sauvage] !! Et c’est une telle vérité à la fois factuelle et philosophique ! Ce qui est fou c’est que c’est tellement contre-intuitif par rapport au monde capitaliste dans lequel nous vivons, où l’on mesure le succès à l’aune du profit dégagé. Bah là, c’est subtil mais c’est un vrai truc hybride. C’est assez beau. Un peu comme Wikipédia, malgré ses déboires.

Linux didn’t win the way anyone expected. There was no dramatic moment where Ubuntu overtook Windows on the desktop. No press conference. No champagne. Linux won the way open source always wins — gradually, relentlessly, by being better at the things that matter most to the people building the future.

It won because it was free, and startups with no budget could build their entire infrastructure on it. It won because it was customizable, and engineers could tune it for everything from a tiny IoT sensor to the world’s fastest supercomputer. It won because it was open, and thousands of companies and millions of developers could contribute to and benefit from the same shared foundation. It won because it was reliable, and system administrators could trust it to run for years without a reboot. It won because it was secure, and organizations handling sensitive data needed something they could audit and verify.

It won not despite being open source, but because of it.

Linux Won, and Nobody Noticed par Jun

Linux n’a pas gagné de la manière dont on pouvait s’attendre. Il n’y a pas eu de moment spectaculaire où Ubuntu aurait dépassé Windows pour les ordinateurs de bureau. Pas de conférence de presse. Pas de champagne. Linux a gagné comme l’open source gagne toujours — progressivement, inexorablement, en étant meilleur sur les aspects qui comptent le plus pour ceux qui construisent le futur.

Il a gagné parce qu’il était gratuit, et que des startups sans budget pouvaient bâtir toute leur infrastructure dessus. Il a gagné parce qu’il était personnalisable, et que les ingénieurs pouvaient l’adapter aussi bien à un minuscule capteur IoT qu’au supercalculateur le plus rapide du monde. Il a gagné parce qu’il était ouvert, et que des milliers d’entreprises et des millions de développeurs pouvaient contribuer à une base commune et en tirer parti. Il a gagné parce qu’il était fiable, et que les administrateurs systèmes pouvaient lui faire confiance pour fonctionner pendant des années sans redémarrage. Il a gagné parce qu’il était sécurisé, et que les organisations manipulant des données sensibles avaient besoin d’un système qu’elles pouvaient auditer et vérifier.

Il n’a pas gagné malgré son caractère open source, mais grâce à lui.

Je lis aussi cette nouvelle linuxienne avec Ubuntu qui lève un tabou pour s’ouvrir à un peu plus de monde ou du moins à des usages devenus universellement répandus. Et c’est vrai que ça m’a surpris aussi la première fois que j’ai ouvert une console (le fait que l’on tape son mot de passe sans curseur, dans le noir absolu), mais on s’y fait super bien, et donc je ne comprends pas trop ce mouvement. Après, il faut aussi accepter les changements, et on pourra toujours revenir en arrière sans tabou aucun. ^^