Quand on réalise qu’on est déjà bien fliqué

C’est Eric qui réagit à l’interdiction des moins de 15 ans aux réseaux sociaux, dont on sait que c’est avant tout un super moyen de justifier de son identité auprès de n’importe quel site web, et donc en ricochet d’instaurer un système généralisé de flicage. Il essaie de trouver des analogies avec la vie réelle pour montrer comme c’est énorme, mais en réalité, bah on est déjà sacrément fliqué quoi !! Et le net qui justement restait un lieu un brin moins surveillé est en phase de le devenir à 100%.

Youpi les Babous !

Tempête de pompons

Eh oui, c’est le retour des brassées de lagures ovales sur les plages. Et évidemment avec le temps de ces dernières semaines, elles sont ultra desséchées et pomponesques à souhait !!!! Je plussoie4

Les 3 drôles de vidéo

Allez un post flemme encore. Mais ces trucs me font rire depuis quelques jours, alors je vous les partage. Un truc « soooo » britannique, certes un brin validiste aujourd’hui, mais tellement drôle et décalé que je trouve que ça passe malgré tout très bien. Celle-ci qui me représente juste tous les jours au boulot, et avec une justesse assez inattendue. Je … Continuer la lecture Les 3 drôles de vidéo

Mimes de chansons

Je vous partage cette vidéo qui m’a bien fait rire. Le gars, David Armand, a un côté Brachetti de l’expression gestuelle avec cette capacité à mimer de manière synchrone une chanson pop. On se retrouve avec des mimes terre à terre très comiques, et surtout exécutés et enchainés à la vitesse de l’éclair ! Les personnes avec les casques doivent … Continuer la lecture Mimes de chansons

Discours lucides et pratiques sur l’IAg

Je suis à la fois content et circonspect sur ces dernières publications sur l’IA (j’ai l’impression qu’un acronyme IAg se dégage pour l’Intelligence Artificielle générative) qui sont à la fois très radicales et limpides sur leurs positions, mais qui expriment aussi un certain sens pratique. Et donc même si, ça continue à m’interroger en mode : comment donner des leçons … Continuer la lecture Discours lucides et pratiques sur l’IAg

L’Odyssée (Christopher Nolan)

Ah là là, le gros fan de Christopher Nolan que je suis attendait ce film avec impatience, et je suis rassuré de ne pas avoir été déçu, contrairement à d’autres films, et abasourdi même qu’il ait réussi une telle prouesse. J’ai eu l’habitude de taxer ses films de « blockbuster intelligent » car je trouve que c’est un talent rare de pouvoir … Continuer la lecture L’Odyssée (Christopher Nolan)

Fin de vie

C’est vraiment très compliqué cette loi fin de vie entre vision validiste qu’on a tous plus ou moins par défaut (pour les valides en tout cas), et réalité des existences des personnes concernées, et ajoutons à cela les plans d’un état plus ou moins machiavélique (sachant que si celui-ci ne l’était pas, ça ne dirait rien du suivant). Donc ce qui est une avancée pour certains est boîte de Pandore pour d’autres, et les visions classiquement droite/gauche sont d’autant plus brouillées par cette intersection du handicap. J’ai bien aimé l’article de Lucide qui raconte plutôt une expérience personnelle, mais qui construit sa réflexion à partir de l’anecdote et à l’aune de ces nouvelles politiques.

Les prénoms en statistiques

Baptiste sort tous les ans des tas de stats inutiles et passionnantes sur les choix de prénoms en France, et vraiment ça vaut le coup d’œil. C’est marrant de voir les répartitions géographiques ou les évolutions des prénoms épicènes, le nombre de syllabes, ou juste le fait qu’avant on pouvait anticiper 75% des prénoms qui allaient être choisis (dans une liste très circonscrite), alors qu’aujourd’hui les prénoms les plus populaires c’est au maximum 20% (et 1,5% pour le prénoms N°1).

Jardin moribond et dîner sur la plage

On est rentré à Rennes hier, je suis allé bosser à Nantes aujourd’hui, et on se retrouvait à Clohars ce soir. L’abandon du jardin pendant ces 15 derniers jours a été fatal pour beaucoup de plantes ici. Mais bon, on n’aurait pas pu arroser de toute façon. Tous les arbres sont en stress hydrique, les nouveaux plants sont tous morts, … Continuer la lecture Jardin moribond et dîner sur la plage

Fossil Opéra (Théo Mercier) sur la place Graslin de Nantes

Quand un ami m’a montré l’œuvre de Graslin pour le VAN (Voyage à Nantes) de cette année, je me suis dit que je devais aller voir ça de plus près, et vous en faire quelques clichés. Les voilà donc : 600 tonnes de sable sculptés en forme d’ammonites fossilisées, des gravats, des voitures avec les phares allumés sans dessus dessous, … Continuer la lecture Fossil Opéra (Théo Mercier) sur la place Graslin de Nantes

La potentialité plus confortable que l’expérience

On pourrait croire que j’ai un creuche tant je la cite, mais force est de constater que j’adore son blog !! Et Stenia signe là encore un texte dont je me sens fort fort proche. Pourquoi s’arrête-t-on au miroir aux alouettes, et on s’en satisfait en apparence, tout en nourrissant une fringale sisyphienne ? Toujours plus de FOMO1, toujours moins de concrétisation… Peut-être une forme de protection pour des gens devenus très fragiles ou juste le règne de l’apparence ?

[…] La vraie question, ce n’est pas pourquoi on scrolle. C’est pourquoi ça nous fait un bien fou d’acheter des chaussures de running qu’on ne mettra jamais.

J’ai un carnet Moleskine vierge depuis trois ans. Vierge. Zéro page. Je l’ai acheté un jour de crise existentielle légère, dans une papeterie, en me disant « cette fois je vais écrire ». Il est toujours dans mon sac. Il pèse. Il me suit partout comme une dette. Et le truc dingue, c’est que même vide, même jamais ouvert, ce carnet me rassure. Il est la preuve matérielle que quelque part, dans une timeline parallèle, il existe une version de moi qui tient un journal tous les soirs à la bougie. Cette version-là n’existe nulle part sauf dans mon sac, sous forme d’un objet à 14 euros.

On ne vit pas nos vies. On les collectionne en pièces détachées. […]

C’est ça le vrai crime de notre époque, à mon avis. Pas qu’on scrolle trop. C’est qu’on a rendu la potentialité plus confortable que l’expérience. Posséder les accessoires d’une vie procure une satisfaction chimique quasi identique à celle de vivre cette vie, sauf que ça ne prend aucun risque, aucun échec, aucun dimanche pluvieux où le running, en vrai, c’est chiant et tes genoux font mal.

Je suis pas en train de te faire la morale, hein. J’ai autant de tabs ouverts que toi. Genre littéralement, en ce moment, j’ai 43 onglets ouverts sur mon ordinateur, et je sais que dans le tas il y a un article sur « comment apprendre le morse » que j’ai ouvert en septembre. On est en juillet. Le morse attend toujours. Il attendra encore longtemps, je pense, vu la tendresse toute particulière que j’ai pour ne jamais fermer un onglet par peur de perdre « l’accès » à une version de moi qui saurait envoyer un SOS en morse le jour où la civilisation s’effondre.

On ne lit plus. On performe le fait d’être quelqu’un qui lit. On empile les livres, on les photographie sur l’étagère avec la lumière parfaite, on capture l’image d’une bibliothèque qui raconte « voici quelqu’un de cultivé, de posé, qui prend le temps », et on n’a pas ouvert la moitié des bouquins. […]

Alors ouais, on accumule les vies possibles comme d’autres accumulent des figurines. Une étagère entière de « moi que je pourrais être ». Celle qui court, celle qui lit, celle qui prépare l’apocalypse, celle qui écoute de la musique attentivement dans un vrai fauteuil avec un vrai casque et pas en fond sonore pendant qu’elle répond à des mails. Toutes ces versions existent sous forme d’objets achetés et jamais activés, comme une armée de doublures qui n’entreront jamais en scène.

Et le pire, c’est que je crois qu’on préfère ça, au fond. Parce qu’une vie qu’on vit vraiment, ça s’use, ça déçoit, ça se salit, ça finit par ne plus ressembler à la photo Pinterest. Alors qu’une vie qu’on garde au stade de potentiel, elle, reste intacte pour toujours. Increvable. Toujours aussi belle dans sa boîte fermée.

Sorry I’m late, I was being dramatic par Stenia
  1. FOMO : fear of missing out, la peur de manquer (d’)un truc ↩︎