Cultiver son jardin

Je m’identifie beaucoup à cet article de Stenia. C’est fou comme plus le temps passe, et moins le boulot m’intéresse. Après ce n’est pas non plus une grande souffrance, et j’aime y apprendre deux trois trucs, et être un brin stimulé intellectuellement, mais alors c’est vraiment le niveau zéro de l’ambition et le niveau -50 du discours de « win » sur l’épanouissement en entreprise. Nan pareil, si seulement je pouvais aller faire pousser du sarrasin dans mon jardin pour le moudre, et m’en faire des galettes dans le Finistère. ^^

Donc tout ça pour dire que je trouve cette espèce de culte de la réussite terriblement dépassé. Voire cringe. Mais pas le cringe comme vous et moi. Le vrai cringe. Celui où ta boîte pense être une série HBO alors qu’en réalité, on est sur une vieille production AB avec des intrigues autour d’un comité de pilotage et un personnage secondaire qui répond à tous les mails par « Bien cordialement ». Pendant ce temps-là, moi, je continue de penser qu’il y a peut-être davantage de grandeur à devenir le leader suprême d’un groupe de canards. Ou à arroser des tomates dans une véranda. Au moins, eux ne me demanderont jamais un point d’avancement (ils n’en n’auront pas besoin, ils l’auront d’office) (car ils sont merveilleux).

J’ai des images de Joan Cornellà qui me viennent tout de suite. ^^

Et voilà ma conclusion :

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