Thierry Crouzet évoque cette nouvelle d’un auteur et son roman pour lequel on aurait démontré son usage de l’IA générative pour rédiger une grande partie de son ouvrage (en utilisant un outil d’IA évidemment
). J’ai beaucoup aimé son introduction pour expliquer que chaque nouveauté apporte son lot de victimes…
Toute nouveauté est un risque existentiel pour ce qui existait avant elle.
Citation tirée de IA : une omerta chez les écrivains ? par Thierry Crouzet
-2,5 milliards d’années : pas ou peu d’oxygène dans l’atmosphère, des organismes anaérobies dominent la biosphère, quand les cyanobactéries découvrent la photosynthèse et produisent de l’oxygène – un poison mortel pour une grande partie du vivant de l’époque.
Plus près de nous, en 1915, les États-Unis comptent environ 26 millions de chevaux et mulets. En 1960, il n’en reste que 3 millions, 90 % exterminés par les voitures.
Durant le XIXe siècle, la photographie décime les portraitistes, notamment ceux spécialisés dans la miniature.
Il est légitime de se demander qui seront les victimes de l’IA. Il y en aura, c’est une certitude, ça commence déjà : le codeur est une espèce en voie d’extinction, comme jadis les miniaturistes. Certains prédisent un effondrement général et militent pour un jihad contre les machines – Jihad Butlérien dans Dune de Frank Herbert.
La suite est plus triste, mais j’y souscris également bien cyniquement et en étant réaliste.
Ça ne signifie pas que tous les changements sont bénéfiques. L’arrivée des armes nucléaires ne m’a jamais paru comme une bonne chose, pas plus que le déploiement des centrales nucléaires. On peut s’opposer à un changement, tenter de l’empêcher, mais une fois qu’il nous tombe dessus, comme l’oxygène dans l’atmosphère, on n’a plus d’autre choix que de s’y adapter. L’IA est là, que nous le voulions ou pas, et ça risque de durer.
