Les millennials étaient optimistes

Même si je suis un Xennial, l’article de Stenia me parle beaucoup !

Internet n’était pas encore entièrement devenu l’endroit où l’on vous explique comment monétiser votre passion en sept étapes. Il y avait encore des gens qui faisaient des blogs parce qu’ils avaient envie de parler d’un disque. Des gens qui faisaient des magazines parce qu’elles avaient envie d’écrire. Des gens qui montaient des soirées parce qu’ils avaient envie de voir des gens danser sur la même musique qu’eux. C’était bricolé, souvent prétentieux, parfois franchement mauvais, mais il y avait encore cette idée assez sympathique selon laquelle une vie pouvait être organisée autour de ce qui vous intéressait plutôt qu’autour de ce qui était rentable.
[…]
Obama était président. Beyoncé était partout. H&M passait parfois de meilleure musique que les bars. Brooklyn était le nouveau Paris, puis le nouveau Berlin, puis le nouveau Brooklyn. Tout le monde voulait être cool et personne ne savait exactement ce que ça voulait dire, mais tout le monde avait une paire de lunettes de soleil. On était quand même les enfants de Lindsay Lohan, Paris Hilton et Johnny Knoxville. Sainte drogue, sainte sexe, saint rock’n’roll. Une trinité assez peu compatible avec l’idée d’une génération optimiste et bien organisée.

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