Passionnante réflexion de David Larlet, via une citation de l’auteur Nicolas Langelier, concernant la lutte dans un monde en effondrement. On a tous je crois cette : « sensation que continuer à accélérer dans un monde qui se contracte revient à ajouter du bruit au bruit », et donc il s’agirait de « refuser l’excès [qui] est devenu, pour moi, une discipline plus exigeante que l’engagement spectaculaire ». Evidemment il est difficile de ne pas y voir une forme de renoncement, mais plus un renoncement à l’alimentation de la polarisation (ou de la miction dans une viole de gambe de toute façon). A voir quelles solutions alternatives on peut trouver, en commençant apparemment par « chercher la justesse plutôt que la profusion ». Cela semble bien sage dans un monde si fou.

On a tous je crois cette : « sensation que continuer à accélérer dans un monde qui se contracte revient à ajouter du bruit au bruit », et donc il s’agirait de « refuser l’excès [qui] est devenu, pour moi, une discipline plus exigeante que l’engagement spectaculaire ».
« On a tous » ? Je crains, hélas, que non.
Et c’est bien là l’une des clés du problème.
Comme dit Sacrip’Anne, effectivement, le problème vient en réalité qu’on n’a PAS tous cette sensation. Si on l’avait tous, le problème serait réglé bien plus facilement. Mais il y a vraiment des gens qui s’en foutent, des cons, des emmerdeurs, des égoïstes, des pas convaincus, des gens qui ne veulent rien voir… C’est ça qui me fait plus peur, en fait.