Marche des fiertés de Lorient 2026

On devait faire la Pride parisienne cette année, mais la chaleur nous a fait renoncer, et puis au final on a bien fait puisque la marche de Paris est annulée (ou reportée). Et comme celle de Lorient, comme l’année dernière, est le même jour, on a tenté notre chance dans la capitale du Morbihan ! Mais bon, c’est une marche un peu en demi-teinte. Je ne l’avais pas évoqué l’année dernière, car je voulais plutôt voir le côté verre à moitié plein, mais comme ça se reproduit cette année de manière identique, force est de constater que n’est pas une très bonne marche (pour moi).

On voit bien que c’est un événement organisé par des militants un peu furieux et c’est ce qui transparaît dans l’atmosphère de la marche, c’est très très politique et radical et énervé. Habituellement, j’aime plutôt ça car ça parle à ma fibre militante qui ne refuse pas une marche politisée et engagée. Mais forcément, le revers de la médaille, c’est une Pride à l’organisation floue, à la logistique hésitante, et qui rassemble à peu près autant que la Pride du vignoble nantais, mais la bonne humeur en moins (il devait y avoir 200 personnes je pense pour la marche).

Après, je ne boude pas mon plaisir, et c’est un rassemblement très jeune et militant de tous les horizons. Il y a aussi un village associatif plutôt dynamique, et que je trouve finalement plus intéressant que la marche, en tant que telle (ce qui est vraiment rare).

Après, il y avait un petit atelier pancarte très cool, qu’on trouve maintenant de manière assez systématique dans les Prides. J’aime beaucoup ce moment où on peut trouver des pinceaux, de la peintures, des cartons, et pouvoir se concocter sa pancarte.

C’est mieux en tout cas que cette personne qui passait avec des pancartes toutes faites pour les proposer aux gens. Cela serait parfait si elle précisait qu’il s’agissait de pancartes LFI, ce qui n’était absolument pas explicitement exprimé. Et ainsi toute la marche était à l’effigie de LFI, qui a au moins le mérite de s’afficher d’ailleurs comme un parti engagé pour les droits des queers, mais avec ce genre de stratagème, que je trouve vraiment peu élégant et manquant de probité.

Mention spéciale pour cette ingé-queer dont j’ai adoré le look et la pancarte.

Et les toujours olibrius des marches qui sont les éléments indispensables à une Pride diverse et qui interroge sur le quotidien des gens extra-ordinaires. ^^

Mais c’est dommage que cette marche perde un peu de l’esprit de fête qui prévaut à ces événements. Ce qui est chouette aussi c’est de marcher en dansant avec de la bonne musique et tout le spectre LGBT qui se retrouve derrière ses bannières dans la joie et la bonne humeur. Mais bon je sais que c’est une alchimie complexe à mettre en place, et je n’ai pas de leçon à donner à ces bénévoles qui ont déjà sans doute travaillé d’arrache-pied pour réaliser cette Pride. Mais bon, celle-ci n’est juste peut-être pas pour moi !

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