De la fierté

Il n’écrit pas très souvent, mais il me fait toujours bien réfléchir Ruru Pepito. Et là ses interrogations sur nos fiertés mensuelles méritent, selon moi, une lecture attentive.

La fierté par l’action. Je crois que ça ça fait sens pour moi. Parce que ça détache la fierté d’un mystère auquel on n’aura jamais la réponse: pourquoi est-on qui on est?

On s’en fout.

Parce que ça détache la fierté d’un regroupement de symboles de pratiques ou même de formes de résistances qui ne sont pas si communes que ça finalement. Parce que ça met l’enjeu ailleurs dans les mouvements de libération. Non plus dans le fait de s’outer et se dire fier d’aimer ou de baiser ou d’être quoique ce soit, mais dans le ras le fion généralisé dans nos communautés de vivre dans l’humiliation constante. Pas seulement parce qu’on nous traite de pédé mais parce qu’on vit dans un système profondément injuste. Pendant que certains se pavanent à l’assemblée nationale en costard cravate et en prônant l’amour universel, d’autres se retrouvent exclus de la société pour des questions de papier. C’est ça l’humiliation constante. Je peux pas m’empêcher d’y voir un sous produit nocif des mouvements de libération qui se sont accommodés avec la capitalisme.

Citation tirée de l’article « fierté » de Ruru Pepito

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