Evidemment ça ne veut rien dire pour vous, mais cette semaine ça fait vingt ans que j’ai eu une chouette histoire d’amour avec Julien. Et la particularité de cette anecdote, c’est qu’elle s’est pas mal incarnée dans ces colonnes car le quidam était également un pédéblogueur. Cela a donné des articles qui ont marqué certains et certaines sur les Internets, ou simplement de drolatiques quiproquos.
Cela m’est revenu comme souvent par la mise en avant aléatoire de photos gougueules, et notamment celle-ci qui date donc de février 2006.

Julien travaillait et habitait en Allemagne, dans la charmante ville de Würzbourg, et j’étais allé lui rendre visite. C’était l’occasion rêvé pour pondre un billet à l’exotisme ravageur, et en continuant à l’évoquer sans dire qui il était. Mais en réalité c’était un énorme secret de Polichinelle, et les commentaires bruissaient de sous-entendus et rires sous capes.
Ce qui est très drôle à relire ces billets c’est de constater à quel point il s’agissait des réseaux sociaux de l’époque, et donc c’était l’époque sans doute la plus intense de publications d’articles croisés, et de commentaires. Et ce billet à propos de mon bref périple teuton est notable par la passion de ses échanges. On retrouve ceux qui savent, ceux qui rament, mais surtout les trolls qui trollent, l’ex-copain qui conspue et s’énerve, les donneurs de conseils et les exécreurs de fiel.
A une échelle très différente, on retrouve aujourd’hui des situations similaires quand des influenceurs sortent ensemble par exemple, mais globalement c’est juste un fonctionnement de communauté… A l’époque évidemment, c’était encore des expositions très confidentielles, et super bon enfant, mais il y avait déjà des personnes très vénéneuses qui veillaient dans l’ombre, et se mobilisaient pour nuire. Vraiment rien n’a changé, et c’était comme ça déjà avant (on me raconte les mêmes histoires sur les communautés des forums Minitel des années 80 ou l’association de randonnée de ma mère…).
C’est toujours drôle ou touchant d’avoir ce coup de regard dans le rétroviseur sur des histoires d’il y a vingt ans qui ont été ainsi partiellement documentées. D’ailleurs c’est plutôt dans les interstices que je puise des souvenirs qui me font le plus chaud au cœur, dans tout ce qui n’a pas été écrit et est invisible et impalpable par essence. Et je ne parle pas de son énorme bite à la proverbiale célébrité en ligne, parce que ça c’était très palpable et mesurable. Arf. Je vais bientôt avoir 50 ans, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir le même franc parler, absolument déplacé et de plus en plus gênant j’imagine, que voulez-vous ?
Sachant que je ne me suis jamais vanté ici d’avoir rompu littéralement sur un post-it (comme Berger
). Il m’en a voulu à mort, et à raison, j’ai été un sale con. Hu hu hu.
Mais la petite fleur bleue en moi n’oublie pas cet amour de presque trentenaire qui m’a fait un bien fou. Et donc c’est comme ça, quand je pense à lui, je repense à ce début 2006, et c’est cool.

Pour moi ça reste l’anniversaire des 20 ans du billet MPSLS, et uniquement cet anniversaire.
Nan mais toi tu es obnubilé !
Et toi qui accompagne toujours tes articles de jolies photos et bien la il en manque une… (j’dis ça, j’dis rien).
C’était en 2006, on n’avait pas de photo à l’époque !
Oh. C’est dommage! (dit-il)
Haaan ! Le post-it ! Cépavré !!!
Je suis désolé, je peux pas m’empêcher de rire, ne me déteste pas.
Je supporte bien la moquerie, surtout quand elle est justifiée !!
Diantre, mais on ne m’a pas montré ces chérubins, quand j’ai visité le palais épiscopal de Würzburg, moi!
Oh mais tu as raté un truc, ils sont un peu chauds les marrons à Saucisseville !!
Bien entendu, je suis allée lire ce billet « qui a marqué »
Mais vraiment, ce qui m’a marquée le plus en venant ici, c’est cette PUTAIN DE MAGNIFIQUEMENT SUBLIME PHOTO
Hi hi hi, merci !!! Je l’aime bien aussi.
L’énorme bite à qui ? ::toothless::
Je m’en souviens très bien et à l’époque j’avais une théorie : l’un des deux se servait de l’autre pour faire grimper ses stats (en surjouant la naïveté) mais oui c’était tellement les réseaux sociaux avant l’heure, c’était génial.
Paris Carnet… Embruns… Le IT Boy du moment harcelé car monté trop haut, trop vite… Les aigris dans les commentaires… Les anonymes déçus qui se faisaient des films sur les gens qui postaient… La longue lecture chaque matin de la blogroll…
Je me doute que tu t’en souviens, tu ne perdais pas une miette des dramas !!!
Je connaissais la démission par post-it, une autre forme de rupture
Mais surtout garde ton franc parler !