C’est de l’histoire ancienne car l’article date de décembre 2024, c’est dire si ça doit maintenant être une pratique *industrielle*, mais donc sachez qu’aux USA on a utilisé l’IA pour proposer de manière dynamique des rémunérations inférieures à des infirmières qui avaient des dettes ou des problèmes d’argent sur des plateformes qui permettent de trouver des missions temporaires. Cela s’appelle évidemment le « Uber for nursing » [via Cory Doctorow via David Larlet]. Bon c’est juste du croisement de données, et pas de l’IA au sens classique où je vous en parle donc « génératif », mais c’est tellement la preuve que l’humanité court à sa fin !!
Il fallait que je vous partage cette heureuse nouvelle qui ne tardera pas, j’en suis certain, à inspirer des philanthropes français du même acabit.
Tandis que l’IAg continue sa conquête invétérée des esprits et des masses, il y a aussi quelques retours de flammes assez drôles comme cette histoire de gens qui se font virer pour utiliser de l’IA afin d’entraîner l’IA [via Seb Sauvage] alors que c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Mais l’ironie est très mordante…
Et il y a encore mieux puisque cette fois c’est carrément des gens qui choisissent la réponse la pire (donc là c’est bien, c’est du vrai entrainement humain, ils ne seront pas virés de la même manière
) lorsqu’on leur demande de faire de l’étiquetage de données. Et pour eux, c’est de la guérilla virtuelle : ils sabotent les IAg. Hu hu hu.
404 Media spoke to a fourth contractor who has worked on training models for various AI companies. They said they sometimes purposefully chose the worst responses because they wanted to actively sabotage the models’ training. « I did feel guilty about doing this kind of work at the start, » they said. « I either pay zero attention to the results and choose randomly or purposely choose the [worst] output. I’m not sure how much of a difference it actually makes since there are hundreds of other people also rating prompt results, but it does feel like I’m getting paid to make AI worse. »
J’ai beaucoup aimé ce témoignage [via Morgan] que je trouve juste et touchant d’un développeur qui raconte comment il est allé au bout du truc, et a compris qu’il fallait vraiment qu’il arrête d’utiliser l’IA pour coder, et comment il s’est, petit à petit, désintoxiqué. Avec l’adoption éclair des outils numériques dans notre époque à l’accélération exponentielle, on a un certain de retour de bâtons, car avec l’adoption accélérée, vient aussi la désaffection ultra-rapide. Je ne fais que lire des retours d’expérience malheureux de l’IAg (pas à 100%, mais tout de même la panacée n’est vraiment plus de mise) qui fait qu’on veut vraiment plus le prendre avec du recul, du temps d’analyse, et de manière parcimonieuse. Cela rend d’ailleurs d’autant plus le retour sur investissement de la technologie encore moins probable qu’avant.
La société est tellement les deux pieds dedans que je ne vois pas de retour vif vers du « non IAg », mais je sens une vraie inflexion. On verra ce que ça devient…
Et enfin, je vous partage cette vidéo qui m’a beaucoup fait sourire. Cette bande d’homos discute de la meilleure manière de freiner l’adoption de l’IAg, et comme, selon eux, c’est surtout un truc de mecs hétéros mascus, ils proposent de dire que l’IA c’est gay. Voilà, ce sera le meilleur moyen que tous ceux qui sont homophobes et absolument passionnés par leur virilité renoncent à l’IA par peur d’être vu comme « gay ».
Même si on le sait en réalité, it’s OK to be Takei. (ça a déjà 15 ans !) 

