Histoires de sceaux chinois

Tout a commencé par l’écriture, c’était pour moi en septembre 1982 de manière très professionnelle comme on peut le voir dans mon tout premier cahier d’écolier. Et ça commençait par quoi ? Eh oui, un chat !! Et voyez comme les premiers traits étaient hésitants et la graphie maladroite. Hu hu hu.

Mais quand Nasiviru a émis l’idée d’un atelier d’initiation à la gravure de sceaux par Alain Korkos, j’ai sauté sur l’occasion !! Depuis le temps que je reluque les œuvres de ce type aussi talentueux qu’érudit à propos de tant de sujets. J’avais super envie de tester une chose pareille. Et une fois n’est pas coutume, ça intéressait également beaucoup mon un huitième chinois de mari. ^^

Et donc après un périple dans l’est de la banlieue parisienne, nous sommes arrivés chez Nasiviru qui nous a très aimablement reçus chez elle pour l’atelier. Nous étions donc une dizaine de disciples du dimanche (littéralement), et j’ai eu le bonheur de revoir ainsi Orpheus et Virgile ! C’était aussi chouette de rencontrer Delphine dont je suivais le blog depuis quelques mois, après une de ces séances de sérendipité mastodonienne. C’était d’ailleurs plutôt une conjonction « Masto » en termes de réseaux sociaux. Mais comme Delphine disait connaître Kozlika et Franck, je lui avouais qu’en toute candeur on pouvait bien se dire tous autant que nous étions : « de la bande à Kozlika ». Il y avait comme un petit coup de reviens-y mémoriel d’un Paris-Carnet d’il y a vingt piges, t’sais ? ^^

Mais là, on était à la tâche ! Et elle était ardue. L’objectif c’était ça :

3 styles différents pour graver le caractère bonheur en chinois 福 (fú).

Alors on a commencé à essayer de reproduire le truc avec un crayon (j’ai choisir le plus simple, huhu).

Après tu repasses au feutre et tu retournes le plus pour avoir ton vrai modèle à recopier sur ta jolie pierre à graver (oui c’est comme un tampon, il faut que le dessin soit en négatif).

Après avoir rougi le bout du machin, on reproduit tant bien que mal le caractère, avec la pierre bien calée dans un mini étau en bois trop mignon (je suis un grand bricoleur, souvenez-vous).

Et après, bah faut graver le truc hein. Et c’est pas fastoche fastoche, mais c’est assez agréable de sentir le burin effriter la pierre tendre, puis tracer des rayures qui deviennent rigoles, et qu’on essaie tant bien que mal de maîtriser.

On était tous très concentrés dans notre labeur, et bien accompagnés par Alain qui expliquait à la fois des techniques, mais aussi les évolutions des techniques, et des tas d’anecdotes sur le sujet.

Bon le résultat est assez médiocre, mais j’en suis très content, c’est mon PREMIER !!

Et l’après-midi, on a refait une tentative avec un sceau plus personnel. Moi j’ai choisi le caractère « chat » ou 猫.

Bon bah c’est pas encore ça, mais au moins la boucle est bouclée. J’ai commencé à graver comme j’ai commencé à écrire, et c’était également un peu hésitant et tremblant. Mais c’est mon mien !!!

27 réflexions au sujet de « Histoires de sceaux chinois »

  1. La classe, au propre et au figuré ! Je le trouve très attendrissant ton sceau-chat <3

    Tiens on devrait inventer les ateliers-carnets pour transmettre nos savoir-faire ou passions, ça serait chouette.

  2. Oh un billet comme au bon vieux temps du Paris Carnet aussi… avec du name dropping et des liens dedans… Hihihi…
    Ça m’a fait super plaisir* de vous revoir avec ton Bibou… Il y avait tellement longtemps… :coeur:
    Et ton bonheur « bien accroché » est légendaire !

    (* « super plaisir », c’est comme « plaisir normal ». Mais avec une cape ! :sourire: )

  3. Voilà un billet qui fait voyager.
    Dans le temps, de ton enfance à aujourd’hui, à l’autre bout du monde, ou juste à Paris (qui, pour moi, est un voyage).
    C’est atelier est vraiment chouette!

    1. Comme disait Apollinaire :
      Je souhaite dans ma maison :
      Un chat passant parmi les livres,
      Des amis en toute saison
      Sans lesquels je ne peux pas vivre.

      (J’ai retiré le ver misogyne. :rire: )

  4. Chouette expérience, et sceau sympathique. Même si je ne comprends pas trop le sens du dessin. (Le bonheur, quant à lui, semble trouver son origine dans une outre bien remplie…)

    1. A priori, c’est un bonheur très polysémique donc c’est aussi bénédiction, chance, bon présage etc. Et les formes anciennes sont censées représenter un autel ou un temple avec une offrande… Bon avec un peu d’imagination. :mainbouche: :rire:

  5. Mais oui « c’est ton style » (expression très usitée dans la famille qui justifie tout). Ton écriture au tout début est émouvante. Et ton sceau n’est pas mal
    J’ai une voisine chinoise (de Taiwan, son mari est du continent) que je vois moins en ce moment car elle passe l’hiver à Courbevoie. Au début de mon blog elle m’a donné mon nom chinois en me le faisant choisir et puis elle m’a ramené un sceau de Taiwan, beaucoup moins classe dans la réalisation que le tien
    https://cergipontin.blogspot.com/2006/06/mon-nom-chinois.html
    https://cergipontin.blogspot.com/2006/08/rose-de-fils-dew-thread.html

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