Le château de Josselin et son musée de la poupée (56)

Le château est à une heure de Rennes, et une heure de chez nous à Clohars-Carnoët, et on n’avait jamais eu l’occasion de s’arrêter. Mais là comme on n’avait pas de chatounettes à transporter, et qu’on a fait un aller-retour à Rennes, c’était juste l’opportunité pour enfin visiter l’endroit.

C’est assez marrant comme configuration, car on a une vue magnifique d’un imposant château fort depuis la rivière en contrebas. Mais en réalité, de cette gigantesque forteresse, il ne reste qu’un mince corps de logis, et tout ça a été tout de même très largement restauré par un élève de Viollet-le-Duc donc je me méfie toujours d’un état de conservation qui paraît aussi « impeccable ». On se rend compte tout de même que ça devait être un sacré beau et grand château, et ce qu’il en reste donne une bonne idée de son architecture. En plus il y a de très beaux jardins très agréables.

La visite est sympathique, mais pas non plus mémorable, il y a finalement assez peu de pièces qui se visitent librement, et les explications sont aussi assez limitées. Malgré tout, c’est l’ensemble qui est assez chouette et vaut le détour : extérieur, intérieur, et la collection de poupées et jouets qui sont dans un immeuble attenant.

Il y avait cette œuvre contemporaine assez rigolote dans le château avec une armure d’apparat qui était complètement pimpée comme une Drag Queen.

Et sinon, on peut donc aussi visiter les collections de poupées et de jouets. Ce n’est pas le musée du siècle, mais c’est toujours marrant car il n’y a rien de plus flippant qu’une tête de poupée dans une vitrine !!! Et là encore, c’est exactement le cas ! De quoi donner des cauchemars et des idées de films d’horreur à tous les enfants qui vont visiter. Il y a quelques sections intéressantes comme des séries de poupées anciennes japonaises, mais globalement ce n’est pas bien mis en scène. La scénographie n’est pas très évoluée, ce sont juste des vitrines qui se succèdent, et on ne voit pas bien les thématiques, ou la chronologie, ou même le contexte sociologique. Vraiment ce sont sans doute des pièces intéressantes, mais difficile de s’en rendre compte dans muséographie digne de ce nom.

Mais c’est cool, on a tout de même de bons exemples d’ustensiles de cuisine fonctionnels et de vraies miniatures de cuisinière en fonte par exemple, ou des services complets en porcelaine etc.

Bon après, ce qui m’a le plus amusé ce sont les regards de poupées en mode sérial-killer, et quelques curiosités comme cette poupée boomeuse qui fait ses courses et paraît être au bord de la dépression, ou cette poupée automate qui pleure et a un visage complètement crispé par les larmes.

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