Oui je sais ça a l’air étrange comme cela, mais c’est une vraie tendance, un phénomène qui prend sa source d’une vidéo virale (comme c’est étonnant) d’un enfant indonésien de 11 ans : Rayyan Arkan Dikha. Il se tient sur la proue d’un bateau (genre aviron) de course avec des rameurs qu’il motive. Et il fait des mouvements et une chorégraphie un peu mystique qui lui donne une sorte de charisme ou d’aura qui a marqué les gens. A partir de là, et d’une large tendance qui vient des animés (je trouve le chakra, et les poses d’un Naruto ou le bending d’une Korra etc.), les d’jeuns se mettent à faire des « battles d’aura ». Sushi Nihiliste qui est un mec que j’aime beaucoup en parle très bien ci-dessous.
Les gamins donc se prennent très au sérieux dans ces pratiques d’aura farming, donc des exercices et entraînements qui permettent de « cultiver » son aura. Sachant que par « aura », il faut entendre en réalité une « coolitude », ce qu’on appelait avant le swag (le mot est déjà complètement périmé
), ou une sorte d’attitude charismatique qui fait qu’une personne un « un truc ». Et donc les battles sont des affrontements amicaux pour confronter son charme orphique à autrui. 
Que ce soit dans la gestuelle, les attitudes ou ces batailles, on est vraiment hyper proche selon moi de la Tecktonik de 2006-2008 (ma vidéo à Lille en 2007), et de tas d’autres mouvements similaires. Et je trouve ça très bien. Pour une fois que ça ne fait pas de mal aux gens, et que ça permet de s’exprimer corporellement, même si ce truc « cool » met aussi en exergue le « non cool » et sera toujours un moyen d’ostraciser son prochain.
Les gamins sont finalement toujours les mêmes, et on se rappelle aussi qu’on a été pris dans des trucs à notre propre époque.
Tiens j’ai retrouvé ce truc-là que j’avais posté en 2004 :

Eh bien, c’est beaucoup beaucoup mieux de cultiver son aura en faisant du tai-chi-chuan, et de remporter des concours de charisme dans la cour du collège. 
Ce que je trouve fascinant avec les Internets et ce qui change, c’est qu’on est au courant maintenant de ces conneries. Avant des micro-mouvements passaient inaperçus, ou bien il fallait vraiment les voir émerger dans la presse pour qu’on le réalise. Et comme je n’ai pas de gamin, je devrais échapper à tous ces trucs qu’on apprend notamment par ses propres mômes (quand on leur parle et réciproquement
). Bon après, j’aurais très bien vécu sans cette information, c’est sûr. Hu hu hu.

M’enfin, c’est jamais que l’équivalent grand public inculte de la ballroom culture queer, il leur manque juste la duck walk, le voguing et le drag en fait.
Ah ah, mais oui tu as raison !!! 😆😆