Si tu remplis la tâche présente en obéissant à la droite raison, avec empressement, énergie, bienveillance et sans y mêler aucune affaire accessoire ; si tu veilles à ce que soit toujours conservé pur ton génie intérieur, comme s’il te fallait le restituer à l’instant ; si tu rattaches cette obligation au précepte de ne rien attendre et de ne … Continuer la lecture Livre 3 – XII
Étiquette : Sélection pensées pour moi-même (78 articles)
Livre 3 – X
Rejette donc tout le reste et ne t’attache qu’à ces quelques préceptes. Mais souviens-toi aussi que chacun ne vit que le moment présent, et que ce moment ne dure qu’un instant ; le reste, il a été vécu ou est dans l’incertain. Petit est donc le temps que chacun vit, et petite aussi, même la plus durable, est la gloire … Continuer la lecture Livre 3 – X
Livre 3 – IX
Vénère la faculté de te faire une opinion. Tout dépend d’elle, pour qu’il n’existe jamais, en ton principe directeur, une opinion qui ne soit pas conforme à la nature de la constitution d’un être raisonnable. Par elle nous sont promis l’art de ne point se décider promptement, les bons rapports avec les hommes et l’obéissance aux ordres des Dieux. Pensées … Continuer la lecture Livre 3 – IX
Livre 3 – V
[…] Il faut donc être droit, et non pas redressé. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Non, non, rien de sexuel. Arf. Je plussoie
Livre 3 – III
Hippocrate, après avoir guéri bien des maladies, tomba malade lui-même et mourut. Les Chaldéens, qui avaient prédit la mort d’un grand nombre d’hommes, ont été à leur tour saisis par le destin. Alexandre, Pompée, Caïus César, après avoir tant de fois détruit de fond en comble des villes entières et taillé en pièces en bataille rangée de nombreuses myriades de … Continuer la lecture Livre 3 – III
Livre 3 – I
Il ne faut pas seulement considérer que la vie chaque jour se consume et que la part qui reste diminue d’autant. Mais il faut encore considérer ceci : à supposer qu’un homme vive longtemps, il demeure incertain si son intelligence restera pareille et suffira dans la suite à comprendre les questions et à se livrer à cette spéculation qui tend … Continuer la lecture Livre 3 – I
Livre 2 – XVI
L’âme de l’homme se fait surtout injure, lorsqu’elle devient, autant qu’il dépend d’elle, une tumeur et comme un abcès du monde. S’irriter en effet contre quelques événements que ce soit, est se développer en dehors de la nature, en qui sont contenues, en tant que parties, les natures de chacun de tout le reste des êtres. L’âme se fait ensuite … Continuer la lecture Livre 2 – XVI
Livre 2 – XII
[…] Qu’est-ce que mourir ? Si l’on envisage la mort en elle-même, et si, divisant sa notion, on en écarte les fantômes dont elle s’est revêtue, il ne restera plus autre chose à penser, sinon qu’elle est une action naturelle. Or celui qui redoute une action naturelle est un enfant. La mort pourtant n’est pas uniquement une action naturelle, mais … Continuer la lecture Livre 2 – XII
Livre 2 – IX
Il faut toujours se souvenir de ceci : quelle est la nature du Tout ? Quelle est la mienne ? Comment celle-ci se comporte-t-elle à l’égard de celle-là ? Quelle partie de quel Tout est-elle ? Noter aussi que nul ne peut t’empêcher de toujours faire et de dire ce qui est conforme à la nature dont tu fais partie. … Continuer la lecture Livre 2 – IX
Livre 2 – VIII
Il n’est pas facile de voir un homme malheureux pour n’avoir point arrêté sa pensée sur ce qui passe dans l’âme d’un autre. Quant à ceux qui ne se rendent pas compte des mouvements de leur âme propre, c’est une nécessité qu’ils soient malheureux. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Quant à l’importance de la notion d’autrui et de l’introspection. Je plussoie
Livre 2 – IV
Rappelle-toi de puis combien de temps tu remets à plus tard et combien de fois, ayant reçu des Dieux des occasions de t’acquitter, tu ne les as pas mises à profit. Mais il faut enfin, dès maintenant, que tu sentes de quel monde tu fais partie, et de quel être, régisseur du monde, tu es une émanation, et qu’un temps … Continuer la lecture Livre 2 – IV
Livre 2 – I
Dès l’aurore, dis-toi par avance : « Je rencontrerais un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable. Tous ces défauts sont arrivés à ces hommes par leur ignorance des biens et des maux. Pour moi, ayant jugé que la nature du bien est le beau, que celle du mal est le laid, et que la nature … Continuer la lecture Livre 2 – I
Livre 1 – XVII
[…] d’un père qui devait m’enlever tout orgueil et m’amener à comprendre qu’il est possible de vivre à la cour sans avoir besoin de gardes du corps, de vêtements de parade, de lampadaires, de statues, de choses analogues et d’un luxe semblable, mais qu’il est possible de se réduire presque au train de vie d’un simple particulier, sans déchoir pour … Continuer la lecture Livre 1 – XVII
Livre 1 – XVI
[…] Et surtout : son art de s’effacer sans jalousie devant ceux qui s’étaient acquis quelques supériorités, comme, par exemple, dans la facilité de l’élocution, la connaissance des lois, des coutumes ou de toute autre matière, et son empressement à faire que chacun, selon sa spéciale capacité, soit honoré ; […] Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Belle démonstration d’humilité pour une … Continuer la lecture Livre 1 – XVI
Livre 1 – XIV
De mon frère Sévérus : l’amour du beau, du vrai, du bien ; avoir connu, grâce à lui, Thraséas, Helvidius, Caton, Dion, Brutus ; avoir conçu l’idée d’un état juridique fondé sur l’égalité des droits, donnant à tous un droit égal à la parole, et d’une royauté qui respecterait avant tout la liberté des sujets. Et de lui aussi : … Continuer la lecture Livre 1 – XIV
