Livre 5 – II

Qu’il est aisé de repousser et d’abandonner toute pensée déplaisante ou impropre, et d’être aussitôt dans un calme parfait ! Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. J’aime bien cette manie qu’a le philosophe de sans cesse rappeler à quel point on maîtrise ce qui se passe dans notre tête, et surtout ces choses qui « dépendent de nous ». La simplicité de … Continuer la lecture Livre 5 – II

Livre 4 – LI

Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est celui qui va selon la nature. Voilà pourquoi il faut agir et parler en tout de la façon la plus naturelle. Une telle ligne de conduite te délivrera de l’emphase, de l’exagération et du style figuré et artificiel. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Encore une fois, ce sont … Continuer la lecture Livre 4 – LI

Livre 4 – XLVIII

Considère sans cesse combien de médecins sont morts, après avoir tant de fois froncé les sourcils sur les malades ; combien d’astrologues, après avoir prédit, comme un grand événement, la mort d’autres hommes ; combien de philosophes, après s’être obstinés à discourir indéfiniment sur la mort et l’immortalité ; combien de chefs, après avoir fait périr tant de gens ; … Continuer la lecture Livre 4 – XLVIII

Livre 4 – XLVII

Si l’un des Dieux te disait : « Tu mourras demain ou, en tout cas, après-demain », tu n’attacherais plus une grande importance à ce que ce soit dans deux jours plutôt que demain, à moins d’être le dernier des rustres, car qu’est-ce que ce délai ? De même ne crois pas que mourir dans beaucoup d’années plutôt que demain, … Continuer la lecture Livre 4 – XLVII

Livre 4 – XLIV

Tout ce qui arrive est aussi habituel et prévu que la rose au printemps et les fruits en été ; il en est ainsi de la maladie, de la mort, de la calomnie, des embûches et de tout ce qui réjouit ou afflige les sots. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Je plussoie

Livre 4 – XXV

Essaie de voir comment te réussit la vie de l’homme de bien qui a pour agréable la part qui lui est assignée sur l’ensemble, et qui se contente d’être juste dans sa propre conduite et bienveillant dans sa façon d’être. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Je plussoie1

Livre 4 – XXI

Si les âmes survivent, comment depuis l’éternité, l’air suffit-il à les contenir ? Et comment la terre suffit-elle à contenir les corps de ceux qui sont morts depuis la même éternité ? De même qu’ici-bas en, effet, les corps après avoir séjourné quelques temps dans la terre, se transforment, se dissolvent et font place à d’autres cadavres : de même, … Continuer la lecture Livre 4 – XXI

Livre 4 – XVIII

Que de loisirs il gagne, celui qui ne regarde pas à ce que dit le voisin, à ce qu’il fait, à ce qu’il a pensé ; mais à ce qu’il fait lui-même, afin que son acte soit juste, saint et absolument bon. Ne jette point les yeux sur les âmes noires ; mais cours droit à la ligne du but, … Continuer la lecture Livre 4 – XVIII

Livre 4 – XVI

En moins de dix jours, tu paraîtras un dieu à ceux qui maintenant te regardent comme un fauve ou un singe, pourvu que tu reviennes aux principes et au culte de la raison. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Je plussoie

Livre 4 – X

Souviens-toi que tout ce qui arrive, arrive justement. Tu le remarqueras, si tu observes avec exactitude. Je ne dis pas seulement : arrive selon la suite, mais encore selon la justice, et comme si quelqu’un assignait à chacun selon son mérite. Continue donc d’observer comme tu as commencé, et, ce que tu fais, fais-le avec cette pensée, la pensée d’être … Continuer la lecture Livre 4 – X

Livre 4 – VI

De telles choses, par le fait de tels hommes, doivent naturellement se produire ainsi, par nécessité. Ne pas vouloir que cela soit, c’est vouloir que le figuier soit privé de son suc. Bref, souviens-toi de ceci : dans très peu de temps, toi et lui, vous serez morts ; et, bientôt après, rien, pas même votre nom, ne restera. Pensées … Continuer la lecture Livre 4 – VI

Livre 4 – III

On se cherche des retraites à la campagne, sur les plages, dans les montagnes. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d’isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion, puisque tu peux, à l’heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part, en effet, l’homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme … Continuer la lecture Livre 4 – III

Livre 4 – I

Le maître intérieur, quand il se conforme à la nature, envisage les événements de telle sorte, qu’il puisse toujours, selon la possibilité qu’il en a, modifier sans peine son attitude envers eux. Il n’a de préférence pour aucune matière, comme le feu lorsqu’il se rend maître des choses qu’on y jette, alors qu’une petite lampe en serait étouffée. Mais un … Continuer la lecture Livre 4 – I