Hey m’sieur not’ président, hésite pas à retouiter ou à faire tien ce touite de ton homologue outre-atlantique. Ce serait bien avant de recevoir les anti-mariages cette semaine. Eh oui, ça tient en 140 caractères. #keepitsimple Our journey is not complete until our gay brothers and sisters are treated like anyone else under the law. — Barack Obama (@BarackObama) January … Continuer la lecture DM à FH
Catégorie : Citations (145 articles)
Des articles qui sont uniquement des citations ou qui en contiennent de manière assez notable.
Nature et contre-nature
Je cite le blog de Cachou (merci) qui cite Anaïs Nin qui écrit à Henry Miller (attention il faut suivre). Tu dis: “Je ne peux pas concevoir que l’on arrive à un désir homosexuel par la seule réflexion.” Au contraire, c’est parce que nous avons réfléchi sur les tabous que nous avons pris conscience de leur bêtise. Lorsqu’on a commencé … Continuer la lecture Nature et contre-nature
Chaque famille est unique
Dimanche il y avait aussi manif’ dans les rues de Paris. Elle avait une sale gueule cette France là. La gueule des sous entendus homophobes sous couvert des « mais j’ai de très bons amis homos ». J’ai comme un doute. Comment pourrait-on être amis avec des gens qui vous refusent des droits. Comment pourrait-on partager un repas avec des … Continuer la lecture Chaque famille est unique
I will always love you (version 1785)
A Metz, à minuit, le 11 septembre 1785. […] Je voudrais bien cependant vous dire quelque chose de plus tendre tous les jours, car je sens que ma tendresse augmente toujours. Mais je suis réduit à vous dire sans cesse que je vous aime. Comme c’est froid pour ce que je sens. Plaignons-nous à cette pauvre langue française qui a … Continuer la lecture I will always love you (version 1785)
La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse
La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse. Sainte lumière ! On peut très bien être contre les idées d’un homme sans être forcément contre sa personne. Si telle est la base des conflits qui m’opposent accidentellement aux autres, je n’ai plus de soucis. Ma lettre n’est pas une déclaration d’hostilité. J’y ai dit ce que j’avais à dire. … Continuer la lecture La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse
Il voudrait supplanter Satan
Il s’adresse à l’imam : — Haj Salah, tu es un homme de bien. C’est pourquoi nous faisons appel à toi. C’est vrai, nous n’avons pas été tendre avec les Anciens. Mais ce n’était nullement par insolence. Le monde change et ils refusent de l’admettre… Depuis l’indépendance, notre pays n’a de cesse de régresser. Nos richesses souterraines ont appauvri nos … Continuer la lecture Il voudrait supplanter Satan
Vers une insondable déprime
Les domestiques dînaient à 19 heures, au fond d’une sorte d’alcôve en face des cuisines. Trois hommes et deux femmes mangeaient autour d’une grande table en chêne, aussi inattentifs les uns aux autres qu’une bande de gargouilles. Le jardinier étaient un vieillard desséché, un fagot d’os jetés pêle-mêle à l’intérieur d’une salopette élimée. La tête chenue et l’oeil recru, il … Continuer la lecture Vers une insondable déprime
Une famille « normale »
Décidément, Olivier Adam et moi, on a plein de points communs. Hé hé hé. Mes parents étaient ainsi, et Clara leur ressemblait, obsédés par les apparences, terrifiés par tout ce qui dépasse ou dépare, par le qu’en-dira-t-on le jugement. Jamais ils n’auraient pu se résoudre à dire à qui que ce soit que Nathan était alcoolique, cliniquement maniaco-dépressif, autodestructeur et … Continuer la lecture Une famille « normale »
Les yeux des matins trop brutaux
Un auteur déjà cité précédemment que je retrouve dans un ouvrage similaire (un recueil de nouvelles avec de multiples auteurs), et c’est encore un passage d’une de ses nouvelles qui m’a touché. C’est ensuite que j’ai compris que c’était le même que la dernière fois, comme quoi j’ai vraiment un truc avec son écriture. Belle, ciselée, et poétique. Les yeux … Continuer la lecture Les yeux des matins trop brutaux
Apocalypse bébé (Virginie Despentes)
J’ai toujours eu un faible pour Virginie Despentes, mais comme je le racontais déjà quand je chroniquais King King Théorie, c’est plus pour la traductrice, l’auteure de chansons ou l’essayiste que pour la romancière. Ce livre ayant eu le Renaudot, j’ai l’impression qu’elle y a gagné ses lettres de noblesse, et je suis au moins certain que son bouquin va … Continuer la lecture Apocalypse bébé (Virginie Despentes)
Une description de La Paulet
Une description de la fameuse maquerelle du Dauphin Couronné qu’on trouve dans les aventures de Nicolas Le Floch. Ah cette langue du 18ème que j’aime tant n’a pas son pareil pour donner vie à cet inquiétant béhémoth. La Paulet tenta de se lever du fauteuil qui l’emprisonnait et retomba essoufflée de son effort dans un nuage de poudre. Il frémit … Continuer la lecture Une description de La Paulet
Licence poétique
Longtemps, j’ai parcouru ces villages esseulés des confins de l’Europe. Sous la chaleur immobile de l’été, sous des automnes enluminés de pourpre ou encore sous les cieux transis de l’hiver. Citation extraite de « Capharnahome », un recueil de nouvelles sur la maison, de Bertrand Redonnet. Page 8. Je plussoie
Pensées pour mamie
Est-ce que ça n’est pas trop, m’interroge Théophile, un livre entier juste pour elle, pour elle qui à quatre-vingts ans ne passera pas de rudes hivers. Est-ce que ça n’est pas trop ; votre vie qui s’écrit au royaume des vivants n’a pas besoin d’un meurtre ni d’aucun pacte en marge. Comment lui dire, à Théophile. Que je la sais … Continuer la lecture Pensées pour mamie
Des vies qui commencent tôt
« Des vies qui commencent tôt », poursuit-il, libérant d’un gros ruban élastique trois livrets individuels attribués aux enfants Derien, dûment signés par le maire de Bagny, dont celui de la couturière : Republique Française Travail des enfants dans l’Industrie Valentine Derien délivré sous les conditions que l’enfant soit « au moins âgé de treize ans et déclaré apte physiquement … Continuer la lecture Des vies qui commencent tôt
Les Maréchaux
Il s’agit d’une seule phrase, une longue stance, déliée, superbe, qui se déplie à la lecture, qui prend corps et montre ses dessous, qui mêlent description, poésie, récit, humour, dérision, ironie ; un truc que je trouve terriblement rare et génial. L’homme en laisse et la chienne bien élevée descendent la rue vers les boulevards des maréchaux (c’est-à-dire : la … Continuer la lecture Les Maréchaux
