Iwak c’est Inktober with a keyboard, donc tout le mois d’octobre : un article par jour avec un thème précis.
J’ai toujours pensé que ça me passerait les super héros, mais c’est fou ça ne passe toujours pas. Parce que clairement, au début, pendant mon enfance pas toujours joyeuse, c’était surtout une échappatoire, un moyen d’habiter mon monde intérieur avec des émotions positives, des aventures et des possibilités qui n’étaient vraiment pas possibles dans la vie réelle. C’est arrivé donc, comme pour beaucoup de mes coreligionnaires nerd et geek, par les comics Marvel et DC. Cela s’est poursuivit avec les animés comme les Chevaliers du Zodiaque, Cosmocats ou Cobra.
J’étais particulièrement féru des X-Men (je l’ai évoqué en filigrane il y a trois jours), et je crois que ça jouait complètement de la manière dont leur différence les rendait unique et géniaux, tout en les exposant à l’opprobre de la société. J’avais adoré d’ailleurs que les films en jouent pas mal, avec notamment cette scène à peine déguisée où la mère d’Iceberg lui demande « s’il a essayé de ne pas être mutant ».
C’est à peine un simulacre de coming-out !! Hu huhu. Mais bon, je ne me doutais évidemment pas de cette parenté, et j’ai plongé dans les super héros car ça me faisait du bien, ça excitait mon imagination, ça parlait à mes douleurs existentielles, et ça me faisait rêver à une vie incroyable où j’aurais de l’importance (enfin). Et donc tous ces « pouvoirs », ça a nourri une bonne partie de mon adolescence, avec une belle continuité quand les animés ont pris la relève. Et là ça pouvait autant être un combat de bonhommes que des Magical Girls et leurs baguettes à paillettes et froufrous, ou avec justement les Chevaliers du Zodiaque qui sont sans doute les plus hétérofolles de la catégorie.
Je voulais justement vous rappeler un super article de Coco dont je me rappelais, mais il a été définitivement perdu dans les limbes des Internets d’antan. Je lui ai demandé s’il avait ça dans ses archives, mais ce n’est pas le cas, et c’est dommage car il a écrit des tombereaux de choses qui me faisaient mourir de LOL.
Je continue avec mes super héros aujourd’hui, même si les films ne sont vraiment pas géniaux, à part quelques exceptions notables. Mais les pouvoirs me font toujours autant rêver !! Clairement ce qui m’a le plus impressionné et passionné ces dernières années ce sont les séries Avatar, Korra et ce bon vieux Naruto. Et à 50 balais, je me retrouve encore comme un gamin à me dire que la maîtrise des éléments ou un bon sort de ninjutsu c’est tout de même vachement bien !!! Et je continue à nourrir mon imaginaire, sans savoir si je ne fais que catharsis sur catharsis depuis mes 6 ans, ou si c’est juste mon truc à moi. 

« C’est à peine un simulacre de coming-out ! » > Venant d’un réalisateur ouvertement bisexuel comme Bryan Singer, je pense que tu peux laisser tomber le mot simulacre. 🤭 C’est carrément un coming out.
Les 3 premiers opus de la saga étaient d’ailleurs parsemés d’allusions cryptogays. Je déplore que les suivants aient abandonné cette piste…