Iwak c’est Inktober with a keyboard, donc tout le mois d’octobre : un article par jour avec un thème précis.
J’ai toujours adoré la calligraphie, et j’ai toujours eu une grande fascination pour les vieux livres enluminés, ça doit me venir du Nom de la Rose ça peut-être. Et les miniatures de ces antiques grimoires qui illustrent les écrits sont souvent ce qui attire, car on déchiffre rarement du premier coup la minuscule caroline en latin ou en grec du 8ème siècle.
Et c’est toujours fascinant de les découvrir pour leur beauté intrinsèque ou pour essayer de se mettre dans la peau des copistes de l’époque qui parfois avaient une sacrée imagination ou assez peu aussi (les miniatures d’Alexandre le Grand en armure de chevalier moyenâgeux c’est toujours drôle.

Il y a aussi des illustrations beaucoup plus terre à terre lorsqu’il s’agit de pages plus scientifiques avec des schémas techniques, comme cet ouvrage décrivant les méthodes de distillation du parfum.
Globalement, on se demande toujours pourquoi certaines œuvres, notamment religieuses, ont des illustrations qui paraissent si étranges aujourd’hui. Soit parce que ce sont des métaphores qui nous échappent ou simplement des modèles d’imagination très différents aujourd’hui. Par exemple, ce truc sur une tenture de la tapisserie de l’Apocalypse me fascine beaucoup.
Mais aussi ce regard face caméra narquois de cette licorne sur la fameuse tapisserie du musée de Cluny.


J’ajouterais aussi cette peinture du musée de Sitgès, parce que même si on m’a donné une explication, ça reste dingo.


Mais donc c’est possible que ce soit une référence à la prophétie de Syméon dans Luc : « et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. » (Lc 2, 35).
J’avais aussi été un peu étonné par ce vitrail de la cathédrale d’Evreux. Mais apparemment c’est juste le baiser de Judas. Pfff. 
Et il y a même des œuvres très récentes qui proposent de charmantes miniatures à la métaphore parfaitement reconnaissable, mais dont je subodore que la durée de vie n’excèdera pas cinq ans. 





Merci pour ces belles illustrations et les chouettes explications qui les accompagnent. J’aime bien les tapisseries qui ne sont pas vraiment des miniatures, si? La bête à sept têtes portées par de longs cous, l’autre avec ses têtes cornues empilées ont l’air bien gentilles comme la licorne d’ailleurs 🙂.
Non j’étais assez limité en miniatures, alors comme d’habitude j’ai brodé largement au-delà dans des représentations allégoriques et religieuses. 😉😉
Je me régale avec le bestiaire qui orne les casques des blasons de l’Armorial de Gelre. 😃
https://pascalridel.com/armorial-famille-ridel-armorial-de-gelre/
Quelle merveille ce document alors, je comprends que tu sois content d’avoir ça !!! 🥰
(Désolé pour le temps de modération, je n’avais pas fait attention à ton commentaire coincé !)
Tout va bien, pas de soucis 😀
Deux sources :
1. Le compte Medieval Illumination sur Mastodon.
2. Dans l’hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines (Belgique), un ancien couvent-hôpital datant du Moyen Âge, on trouve une peinture saisissante : une Lamentation du Christ dans laquelle le divin fiston et doté d’une superbe paire de seins ! Personne ne connaît l’histoire de cette peinture sur bois. Qui l’a peinte, pourquoi est-elle là ? Mystère.
On peut y voir un avant-goût du surréalisme dans la ville où naquit, quelques siècles plus tard, René Magritte…
La peinture est visible dans son entier par ici :
https://link.springer.com/article/10.1007/s40618-020-01413-3/figures/1
Oh mais quelle merveille, merci pour cette découverte surréaliste en effet !!! ☝️😁