Nous sommes à Dubrovnik pendant son festival estival, et mon mari a eu la bonne idée de nous prendre des places pour Carmina Burana qui se jouait donc hier en plein air entre plusieurs bâtiments anciens du centre historique de Dubrovnik. Le chœur était installé sur les escaliers de l’église Saint Blaise, et c’était impressionnant de voir un tel nombre de choristes, y compris un groupe de gamins et gamines.

Il s’agissait de l’orchestre symphonique de la radio de Munich, mais tous les autres interprètes étaient des croates, et d’ailleurs il s’agissait de la toute dernière représentation du chef d’orchestre, Ivan Repušić, qui également croate, avec ces musiciens bavarois.

J’avais quelques doutes sur l’acoustique du lieu, mais le fait d’être entouré de bâtiments en pierre de taille ne donne pas un écrin si mauvais pour la musique, et ce malgré les cris des hirondelles, le beffroi de la ville qui sonne les heures, et le brouhaha du centre de Dubrovnik. La musique de Carmina Burana est tellement puissante et prenante qu’on oublie vite ces perturbations, et c’était hyper agréable dans ce contexte.
Heureusement qu’on connaissait assez bien l’opéra, et sa curieuse composition en une série de cantates et de chants plutôt indépendants et sans fil narratif formel. J’ai trouvé en tout cas l’interprétation remarquable, et on avait une superbe vue sur le chef d’orchestre dont l’énergie était parfaitement communicative. On a été aussi très impressionné par la perfection technique du chœur et ses choristes, dont la direction est hyper précise, et parfois dans un usage presque musical des intonations ou des interventions « syllabiques » hyper courtes et percutantes.

Voilà un extrait du final du O Fortuna si célèbre.

Dans ce cadre, il y a un effet wow assez fort.
Super, j’aurais adoré voir et entendre ça comme ça :) Les enfants devaient s’ennuyer un peu quand ils ne chantaient pas, les pauvres…