Du soleil et des cormorans

On a fait une petite promenade très agréable entre Doëlan et Le Pouldu, avec de belles éclaircies et une chouette lumière de printemps balbutiant. Malgré les chemins boueux, c’était tout cool et l’air était bien doux.

Et avec toutes les pluies de ces derniers jours, il y a des tas de ruisseaux qui ont gonflé, et on a vu plein de petites cascades un peu partout qui se déversent sur les plages.

Les cormorans prenaient aussi des bains de soleil en faisant sécher leurs ailes.

14 réflexions au sujet de « Du soleil et des cormorans »

  1. Alors, il paraît que le cormoran loin de se faire sécher, digère, en réalité, dans cette pose amusante… Et le printemps, oui, il commence à faire signe, les genêts sont en fleur!

      1. Peut-être est-ce une raison mais le cormoran le fait aussi pour sécher ses ailes car son plumage n’est pas étanche. Il doit pouvoir plonger sous l’eau pour trouver de quoi se nourrir et pour l’aider, Dame Nature l’a pourvu d’un plumage qui n’est pas complètement hydrofuge.

  2. Merci pour vos photos. Des cormorans, on en trouve chez nous aussi, même à Bruxelles. Certaines personnes les appellent les corbeau des mers :croa:

    1. J’ai trouvé ça :
      Clair de lune (Victor Hugo)
      La lune était sereine et jouait sur les flots. —
      La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
      La sultane regarde, et la mer qui se brise,
      Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.

      De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
      Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.
      Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
      Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

      Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
      Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?
      Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’un voix grêle,
      Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

      Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? —
      Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
      Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
      Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

      Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
      On verrait, en sondant la mer qui les promène,
      Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine… —
      La lune était sereine et jouait sur les flots.

      2 septembre 1828

      Victor Hugo, Les Orientales, 1829

      :doigt: :sourire:

      1. Haha, merci, j’ai dû l’apprendre à un moment ou un autre, ou alors c’est mon père ou ma tante qui me le récitaient à chaque fois qu’ils voyaient un oiseau, ça ne m’étonnerait même pas :rire:

  3. C’est superbe !

    Au mois de mai, l’an passé, j’ai trouvé sur la plage, tout au bout de l’île de Ré un cormoran mort, et sa dépouille ne manquait pas de noblesse.
    C’est une chance de vivre près de l’eau, et ces photos me grisent, c’est un peu comme si j’y étais. Merci.

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