On a fait une petite promenade très agréable entre Doëlan et Le Pouldu, avec de belles éclaircies et une chouette lumière de printemps balbutiant. Malgré les chemins boueux, c’était tout cool et l’air était bien doux.

Et avec toutes les pluies de ces derniers jours, il y a des tas de ruisseaux qui ont gonflé, et on a vu plein de petites cascades un peu partout qui se déversent sur les plages.



Les cormorans prenaient aussi des bains de soleil en faisant sécher leurs ailes.





Alors, il paraît que le cormoran loin de se faire sécher, digère, en réalité, dans cette pose amusante… Et le printemps, oui, il commence à faire signe, les genêts sont en fleur!
Ah merci, je n’avais jamais entendu cette idée de digestion, mais je le vois très largement dans les occurrences en ligne en effet !!
Peut-être est-ce une raison mais le cormoran le fait aussi pour sécher ses ailes car son plumage n’est pas étanche. Il doit pouvoir plonger sous l’eau pour trouver de quoi se nourrir et pour l’aider, Dame Nature l’a pourvu d’un plumage qui n’est pas complètement hydrofuge.
Il y a comme un pré printemps.
Ici les cormorans passent, puis les canards, puis les cygnes…
J’aime beaucoup les cormorans, ils ressemblent à Batman !!
Merci pour vos photos. Des cormorans, on en trouve chez nous aussi, même à Bruxelles. Certaines personnes les appellent les corbeau des mers
On en voit même jusque Paris tu sais, ils remontent la Seine et sont bien à l’aise même en ville !
Quand j’entends le mot cormoran, je pense à Victor Hugo, mais je ne sais plus pourquoi. Est-ce grave docteur?
J’ai trouvé ça :
Clair de lune (Victor Hugo)
La lune était sereine et jouait sur les flots. —
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’un voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? —
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.
Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine… —
La lune était sereine et jouait sur les flots.
2 septembre 1828
Victor Hugo, Les Orientales, 1829
Haha, merci, j’ai dû l’apprendre à un moment ou un autre, ou alors c’est mon père ou ma tante qui me le récitaient à chaque fois qu’ils voyaient un oiseau, ça ne m’étonnerait même pas
A chaque fois que je tombe sur ses poèmes, je suis sur le cul, le type était tout de même très doué !!!
C’est superbe !
Au mois de mai, l’an passé, j’ai trouvé sur la plage, tout au bout de l’île de Ré un cormoran mort, et sa dépouille ne manquait pas de noblesse.
C’est une chance de vivre près de l’eau, et ces photos me grisent, c’est un peu comme si j’y étais. Merci.
Je n’y vis pas (encore), mais c’est vrai qu’avec mes articles, je reconnais qu’on pourrait le croire.
mignon ce cormoran