Salé

Iwak c’est Inktober with a keyboard, et là je rattrape comme j’en ai envie la version 2022, donc quand je veux, et ce dont j’ai envie. Hu hu hu. (Fuck la vie !!)

J’ai écouté il y a quelques semaines une émission passionnante à propos du sel, et c’était marrant car c’est une série assemblée en podcasts qui s’étend sur une dizaine d’années depuis 1999. Je connaissais l’importance du sel dans nos sociétés depuis le néolithique, mais c’était étonnant de voir à quel point cette substance a été clef dans le développement de l’humanité sur l’ensemble du globe. Le mot même de sel viendrait d’un terme indoeuropéen qui est d’une rare universalité dans la plupart des langues.

Le sel était tellement utile, que ce soit pour la conservation de la nourriture ou pour travailler les peaux de bête par exemple, que c’était une grande source de pouvoir mais aussi de convoitise, et tout à la fois une monnaie d’échange et l’objet de lourdes taxes ! Et c’est étonnant qu’aujourd’hui ça soit autant une substance essentielle à la cuisine ou à l’industrie, mais qui est une certaine commodité, en tout cas facilement accessible de par sa présence massive dans la nature.

Mais il n’en reste pas moins que nous avons deux plaquettes de beurre au réfrigérateur. Du beurre demi-sel pour mon mari, et du beurre doux pour moi, car on ne se refait pas, je cuisine toujours beaucoup plus à l’huile d’olive et je mange du beurre sans sel sur mes tartines. Hu hu hu.

Inutile de dire que je ne serais jamais que la pièce rapportée d’un breton avec de tels us, et que je ne m’en vante pas dans la capitale en granit où je réside actuellement. ^^

*Edit du 10/01/2026*

Mon petit mari me dit que tout cela est lié à la gabelle promulguée en France alors que la Bretagne n’en faisait pas encore partie. Et grâce à Anne de Bretagne, lorsque la France s’est étendue à la Bretagne, la gabelle a été exclue. Donc c’est le reste de la France qui a arrêté de saler son beurre pour faire des économies, et la Bretagne qui a continué son mode de vie dispendieux. ^^

14 réflexions au sujet de « Salé »

  1. Ici, où un slogan des marchands de beurre du siècle passé disait « nul ne leurre un amateur de beurre » on a arrêté d’en mettre sur nos tartines. Nos enfants n’aimaient pas ça et toute la famille a fait comme eux. Mais pour ne pas être complètement hors sujet, on ne se souvient pas uniquement des pubs, on se rappelle aussi le mot gabelle rencontré à l’école.

  2. Beurre salé et huile d’olive ici, sinon c’est pêché :-)

    PS : « Vous êtes le cinq millions trois cent quatre-vingt-quatre mille sept cent vingt-huitième à venir perdre du temps ici depuis le 3 avril 2003 », ah ué, tout de même :-)

    1. En vingt-trois ans, ce n’est pas tant que ça non ? :gene:
      Tu as eu de la chance car je n’ai pas trouvé de moyen simple d’afficher en php un nombre en pur ordinal. Donc j’ai juste ajouté ième à la fin du nombre écrit en lettres, et donc là je suis le « cinq millions trois cent quatre-vingt-quatre mille sept cent quatre-vingt-quinzeième », je me suis dit que ça passerait mais ça m’agace à chaque fois !!! (Ok je devrais ajouter une petite règle pour les trucs qui se finisse en e, allez…)

      1. Ça fait tout de même pas loin de 600 visites par jour, spa mal :-)

        Pour le pur ordinal, ça peut facilement en PHP, mais en chiffres, ce qui n’aide pas trop dans ton cas, en effet.

        Si tu modifies, n’oublie pas le cas du neuf terminal (le f devient v) ;-)

  3. Et Casimir et son fameux gloubi-boulga, grâce aux mêmes enfants, nous connaissons aussi.

    Votre « retour aux sources » me fait voir de nouvelles chose, comme la catégorie « Blogui-boulga » qui m’a renvoyée, à tort ou à raison, sur l’île aux enfants du siècle passé.

    1. Tu as bien remarqué, mais je fais des ajustements tous les jours en ce moment. J’ai modifié l’affichage de la date, et donc j’ai modifié le nom des catégories. J’ai en réalité simplifié et rendu plus explicite mes catégories qui se finissaient toujours par « age ». Mais pour Matooyage qui est la catégorie de base du blog, j’étais circonspect (c’était à l’origine « général »). Et finalement c’est la seule pour laquelle j’ai joué avec les mots. J’ai trouvé que ça représentait bien le côté fourre-tout et *3615 Ma Life*, et le côté Casimir qui est vraiment consubstantiel avec moi. :huhuchat: :coeur:

  4. Ma mère, venue de l’autre côté de la grande étendue salée, a adopté la coutume de mon père, qui est breton d’origine, et nous avons toujours mangé du beurre salé (en France, du moins; au Canada, c’était plus compliqué, l’été).

    1. C’est clairement vraiment une question d’habitude, même si cela a beaucoup évolué. Je n’ai connu que le beurre doux gamin en région parisienne, et clairement le demi-sel était introuvable. Réciproquement, même quand j’ai commencé à fréquenter (des bretons et) la Bretagne, c’était le contraire, on ne trouvait pas de beurre doux. Mais aujourd’hui c’est presque 50/50 dans les rayons parisiens et bretons. Et même ma maman a les deux, parce que c’est « mieux pour cuisiner ou pour la pâtisserie ». Donc cette histoire n’est pas terminée !!! :rire:

  5. Le beurre salé restera toujours pour moi un étonnement gustatif même si j’ai dû le subir pendant des mois en Bretagne sans autre choix possible. J’ai longtemps cru que ça venait des prés salés de bord de mer, non je ne déconne pas, tellement une origine anthropique me paraissait incongrue. Oui je croyais que les bretons n’avaient pas le choix :sourire: .

    1. Ah ah oui c’est marrant comme réflexion, étant donné qu’il est éminemment demi-sel en Bretagne et doux en Normandie, alors que les deux régions sont limitrophes et sur l’Atlantique/Manche ! (Ne parlons pas du Mont St Michel !!!!)

      Je crois que le demi-sel c’était vraiment une question de conservation, mais aussi parce qu’il était abondant et peu cher en Bretagne ! Donc tu as raison aussi. :huhuchat:

  6. Le sel…
    Pomme de discorde avec Gilles qui n’est pas sensé trop en absorber. Mais trop qu’est-ce? Je cuisine quasi sans (mais j’ai du beurre salé, et du beurre doux, suivant ce que je mitonne), il en ajoute toujours (pour lui pas salé égal pas « goûtu »). J’ai renoncé à dire quoique ce soit. Je ne suis pas sa mère…

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