Tu ne pouvais pas pleurer. Tu ne pouvais pas exprimer ta peine comme on le fait normalement, et donc ton corps a craqué et il a exprimé ta peine pour toi. Sans les divers facteurs qui ont précédé la crise de panique (l’absence de ta femme, l’alcool, le manque de sommeil, le coup de téléphone de ta cousine, le café), … Continuer la lecture Tu ne pouvais pas pleurer
Catégorie : Citations (138 articles)
Des articles qui sont uniquement des citations ou qui en contiennent de manière assez notable.
Un discours de maire
JP s’est marié tout récemment, et je lis sur son profil Facebook un extrait du discours du maire qui les a mariés : Notre république est laïque, notre mariage républicain est civil et laïc L’égalité des droits ne se négocie pas, ne s’ajuste pas. Votre mariage est la preuve de la capacité de notre société à vivre ensemble en respectant … Continuer la lecture Un discours de maire
Lever le gibier de l’inconscient
J’apprendrais beaucoup plus tard que l’esprit ne se présente pas comme ça à la porte du caché. Il ne suffit pas de vouloir pénétrer dans l’inconscient pour que la conscience y aille. L’esprit temporise, il fait des aller et retour, il atermoie, il hésite, il guette et, quand le moment est venu, il s’immobilise devant la porte comme un chien … Continuer la lecture Lever le gibier de l’inconscient
Les amis biologiques
L’homosexualité a transformé les règles. L’intimité a changé de camp. Il n’a pas pu y avoir solidarité familiale au sens le plus strict, de mon ascendance à ma descendance : de ce point de vue, le seul enfant qu’il y a eu entre mes parents et moi, c’est demeuré moi. Alors l’affection est restée mais l’intimité entre nous est devenue … Continuer la lecture Les amis biologiques
L’attaque sociovasculaire
De plus, Twitter en France est trusté par une communauté professionnelle qui prend le service pour un IRC perso. C’est devenu épuisant, aussi. Il n’y a pas plus corporate que cette communauté (elles le sont toutes, j’ai bossé avec des médecins, des enseignants) mais il n’y a pas mieux organisé sur Twitter pour se repérer, se fliquer, se balancer des … Continuer la lecture L’attaque sociovasculaire
Le langage de la solitude
Il s’était, comme ce soir, senti solitaire, mais bien vite avait découvert la richesse d’une telle solitude. Le message de cette musique venait à lui, à lui seul parmi les médiocres, avec la douceur d’un secret. Ainsi le signe de l’étoile. On lui parlait, par-dessus tant d’épaules, un langage qu’il entendait seul. Citation extraite de “Vol de nuit” d’Antoine de … Continuer la lecture Le langage de la solitude
Apprivoise-moi !
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : – S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il. – Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. – On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont … Continuer la lecture Apprivoise-moi !
La solitude m’est une amie qui me délivre de la peine d’en chercher d’autres
Je n’ai aucune place dans le monde, alors, comme l’esprit de combativité de mon père, cette évidence s’applique à chaque élément de ma vie : je suis le seul à vouloir avoir des amis, faire l’amour, la réciprocité n’est pas envisageable. A croire que chaque relation serait une conquête, une prise faite sur un ennemi, qu’il faut arracher un consentement … Continuer la lecture La solitude m’est une amie qui me délivre de la peine d’en chercher d’autres
DM à FH
Hey m’sieur not’ président, hésite pas à retouiter ou à faire tien ce touite de ton homologue outre-atlantique. Ce serait bien avant de recevoir les anti-mariages cette semaine. Eh oui, ça tient en 140 caractères. #keepitsimple Our journey is not complete until our gay brothers and sisters are treated like anyone else under the law. — Barack Obama (@BarackObama) January … Continuer la lecture DM à FH
Nature et contre-nature
Je cite le blog de Cachou (merci) qui cite Anaïs Nin qui écrit à Henry Miller (attention il faut suivre). Tu dis: “Je ne peux pas concevoir que l’on arrive à un désir homosexuel par la seule réflexion.” Au contraire, c’est parce que nous avons réfléchi sur les tabous que nous avons pris conscience de leur bêtise. Lorsqu’on a commencé … Continuer la lecture Nature et contre-nature
Chaque famille est unique
Dimanche il y avait aussi manif’ dans les rues de Paris. Elle avait une sale gueule cette France là. La gueule des sous entendus homophobes sous couvert des « mais j’ai de très bons amis homos ». J’ai comme un doute. Comment pourrait-on être amis avec des gens qui vous refusent des droits. Comment pourrait-on partager un repas avec des … Continuer la lecture Chaque famille est unique
I will always love you (version 1785)
A Metz, à minuit, le 11 septembre 1785. […] Je voudrais bien cependant vous dire quelque chose de plus tendre tous les jours, car je sens que ma tendresse augmente toujours. Mais je suis réduit à vous dire sans cesse que je vous aime. Comme c’est froid pour ce que je sens. Plaignons-nous à cette pauvre langue française qui a … Continuer la lecture I will always love you (version 1785)
La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse
La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse. Sainte lumière ! On peut très bien être contre les idées d’un homme sans être forcément contre sa personne. Si telle est la base des conflits qui m’opposent accidentellement aux autres, je n’ai plus de soucis. Ma lettre n’est pas une déclaration d’hostilité. J’y ai dit ce que j’avais à dire. … Continuer la lecture La probité intellectuelle prend le pas sur la controverse
Il voudrait supplanter Satan
Il s’adresse à l’imam : — Haj Salah, tu es un homme de bien. C’est pourquoi nous faisons appel à toi. C’est vrai, nous n’avons pas été tendre avec les Anciens. Mais ce n’était nullement par insolence. Le monde change et ils refusent de l’admettre… Depuis l’indépendance, notre pays n’a de cesse de régresser. Nos richesses souterraines ont appauvri nos … Continuer la lecture Il voudrait supplanter Satan
Vers une insondable déprime
Les domestiques dînaient à 19 heures, au fond d’une sorte d’alcôve en face des cuisines. Trois hommes et deux femmes mangeaient autour d’une grande table en chêne, aussi inattentifs les uns aux autres qu’une bande de gargouilles. Le jardinier étaient un vieillard desséché, un fagot d’os jetés pêle-mêle à l’intérieur d’une salopette élimée. La tête chenue et l’oeil recru, il … Continuer la lecture Vers une insondable déprime
