J’apprends en arrivant à Bruxelles que notre bon petit Manneken-Pis porte le costume traditionnel d’un ordre estudiantin local dont c’est l’anniversaire aujourd’hui (10 avril 1948) ! C’est tout mignon !!


Ce qui est drolatique, c’est que le nom vient d’un célèbre poète et étudiant français : François Villon. J’adore ce poète médiéval, parisien par excellence, qui a encore aujourd’hui une réputation d’enfant terrible, et symbolise de l’étudiant qui fout le bordel. J’avais appris la Ballade des pendus à l’école (il existe pas mal d’adaptations en chansons), j’imagine que c’était une manière de raccrocher les élèves à un ver qui rapprochait de manière, déjà ironique, les villes de Paris et Pontoise (où je suis né).
Je suis François, dont il me poise
Version originale
Né de Paris emprès Pontoise
Et de la corde d’une toise
Saura mon col que mon cul poise
Je suis François, cela me pèse
En français moderne
Né à Paris près de Pontoise
Et de la corde d’une toise
Mon cou saura c’que mon cul pèse
Il y a un petit côté sulfureux à la Baudelaire ou Rimbaud, et c’est chouette que ça reste encore, d’aussi loin dans une langue qui est devenue si étrangère à nos esgourdes, une source d’inspiration pour des jeunes, et moins jeunes, gens. Il nous restera toujours la poésie !!!
Et sinon, bah la Grand-Place c’est toujours de la balle hein !!







Ahhh la ballade des pendus, je l’ai aussi apprise à l’école et je m’en souviens encore aujourd’hui tellement j’avais adoré :) Bonne ballade à Bruxelles, veinard, je me réjouis de voir d’autres photos!