C’est cet article de Melaka qui m’a fait repenser au décès récent d’Édika. C’était vraiment un auteur de BD important pour moi, et c’était ses pages que je lisais en premier quand je recevais mon Fluide Glacial (avec Maëster).
Je me rappelle super bien les premières BD, et j’étais sans doute trop jeune pour vraiment bien apprécier, mais rapidement j’ai adoré son immense talent pour l’absurdité, et ses personnages cultes : Bronsky (copie conforme de son auteur), son épouse Olga et leurs enfants : Georges (qui est une une fille) et Paganini. Et bien entendu la star des stars, presque autant que Kador qui lit Kant, le chat Clark Gaybeul.
Édika pour moi c’est le champion des histoires sans chute, ou bien des mises en abîmes, car souvent ça se termine par son épouse qui l’appelle pour dîner, et il s’extrait lui-même d’une case, avec parfois même ses personnages qui reviennent dans la réalité. Bref c’est du nawak intégral, et c’est drôle, mais tellement drôle !!! C’est évidemment aussi des femmes aux seins surdimensionnés et aux hommes très sensibles à ces derniers attributs. J’imagine qu’on pourrait y trouver du sexisme, mais l’absurdité du truc rend cela bien innocent à mon avis (même si clairement c’est une forme très datée, et ça plairait moins aujourd’hui). J’ai pris en figure de proue un extrait d’une bd qui avait été publiée dans le fameux hors-série Gay Friendly de 2005 que j’ai évoqué ici.
Ses pages me manqueront.
