On voit jour après jour les USA sombrer dans des politiques d’extrême droite, et un véritable néo-fascisme qui fascine, fait peur, et rend la plupart, je crois, assez stupéfait que telles choses puissent arriver sous nos yeux. Mais il ne s’agit que d’une politique très proche de ce que nos propres mouvements d’extrême droite nous promettent. Et je ne comprends pas comment les supporters de ces mouvements en France ou les journalistes ne font pas le lien entre les deux.
Comme souvent entre les USA et nous, ce n’est qu’une question de temps avant de voir des phénomènes franchir l’Atlantique. Et la politique de répression des étrangers, qui n’est franchement pas du tout éloignée de certains pans de programmes ou campagnes de partis français, s’incarne de manière incroyable avec l’ICE des USA. L’entité officielle n’est pas du tout nouvelle, mais sa communication récente et ses actions de ces derniers mois en font une sorte de milice qui menace et fait peur à tout le monde.
Mark Ruffalo hier au Golden Globes n’a pas pu s’empêcher d’évoque cela en termes très éloquents. Et clairement l’assassinat de Renée Nicole Good est une inflexion dangereuse pour le gouvernement. Ils ont beau crier à l’attentat, ce n’est absolument pas crédible, et surtout pas d’une femme blanche, mère de famille au volant de sa voiture (aussi lesbienne soit-elle). C’est tragique que ce facteur « mère de famille blanche » soit un tel déclencheur, mais c’est le cas.
Et même France 2 en fait son sujet, donc c’est que c’est vraiment « chez tout le monde ».
On peut trouver ça très exagéré le parallèle, en pure anticipation tragique, que je fais entre USA et France de dans quelques mois ou années, mais je trouve qu’on en voit tous les jours des indices. Clairement c’est CNEWS et les médias Bolloré ou les activités de Stérin qui nous en donnent les prémices les plus éloquentes. Or, aujourd’hui on a eu ça.
On y voit des extraits d’affrontements entre la police et des agriculteurs en manifestation. Et Pascal Praud nous explique très candidement :
Les gens en face sont blancs […] ce n’est pas facile pour les policiers. Voilà, ils sont obligés de s’interposer en plus avec des gens de qui ils partagent parfois les convictions et les origines.
Nous y voilà… Le mec dit à la télévision que c’est plus facile de taper sur des noirs et arabes de gauche que des blancs de droite, et que c’est pas facile facile pour les policiers du coup.
Je suis sans voix.

J’ai vu ça, j’étais sidéré.