Livre 6 – XXI

Si quelqu’un peut me convaincre et me prouver que je pense ou que j’agis mal, je serai heureux de me corriger. Car je cherche la vérité, qui n’a jamais porté dommage à personne. Mais il se nuit, celui qui persiste en son erreur et en son ignorance. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Voilà un trait qui a toujours été une de … Continuer la lecture Livre 6 – XXI

Livre 6 – XIX

Ne suppose pas, si quelque chose t’est difficile, que cette chose soit impossible à l’homme. Mais, si une chose est possible et naturelle à l’homme, pense qu’elle est aussi à ta portée. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. J’ai longtemps été du genre à me poser des limites, à moi seul, dans beaucoup de domaines, alors qu’elles étaient caduques pour d’autres. Aujourd’hui, … Continuer la lecture Livre 6 – XIX

Livre 5 – XXVIII

— T’emportes-tu contre celui qui sent le bouc ? T’emportes-tu contre celui qui a l’haleine forte ? Que veux-tu qu’il y fasse ? Il a cette bouche ; il a ces aisselles, et il est inévitable que de telles dispositions fassent naître de telles exhalaisons. — Mais l’homme, dit-on, possède la raison, et il peut, en y réfléchissant, parvenir à … Continuer la lecture Livre 5 – XXVIII

Livre 5 – XVII

Poursuivre l’impossible est d’un fou. Or, il est impossible que les méchants ne commettent point quelques méchancetés. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. C’est une des pensées qui m’a beaucoup marqué dans l’oeuvre du philosophe. Il répète souvent ce truc, c’est-à-dire que l’on ne doit pas s’étonner ou se fâcher si une personne fait exactement ce qu’on « attend » d’elle. Qu’un imbécile agisse … Continuer la lecture Livre 5 – XVII

Livre 5 – IX

Ne te rebute pas, ne te dégoûte pas, ne te consterne pas, si tu ne parviens pas fréquemment à agir en chaque chose conformément aux principes requis. Mais lorsque tu en es empêché, reviens à la charge et soit satisfait, si tu agis le plus souvent en homme. […] Mais examine donc s’il n’y a pas plus d’apaisement dans la … Continuer la lecture Livre 5 – IX

Livre 5 – V

On n’a pas lieu d’admirer ton acuité d’esprit. Soit. Mais il est bien d’autres qualités dont tu ne peux pas dire : « Je n’ai pour elles aucune disposition naturelle. » Acquiers-les donc, puisqu’elles dépendent entièrement de toi : sincérité, gravité, endurance, continence, résignation, modération, bienveillance, liberté, simplicité, austérité, magnanimité. Ne sens-tu pas combien, dès maintenant, tu pourrais acquérir de … Continuer la lecture Livre 5 – V

Livre 5 – II

Qu’il est aisé de repousser et d’abandonner toute pensée déplaisante ou impropre, et d’être aussitôt dans un calme parfait ! Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. J’aime bien cette manie qu’a le philosophe de sans cesse rappeler à quel point on maîtrise ce qui se passe dans notre tête, et surtout ces choses qui « dépendent de nous ». La simplicité de … Continuer la lecture Livre 5 – II

Livre 4 – LI

Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est celui qui va selon la nature. Voilà pourquoi il faut agir et parler en tout de la façon la plus naturelle. Une telle ligne de conduite te délivrera de l’emphase, de l’exagération et du style figuré et artificiel. Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle. Encore une fois, ce sont … Continuer la lecture Livre 4 – LI

Livre 4 – XLVIII

Considère sans cesse combien de médecins sont morts, après avoir tant de fois froncé les sourcils sur les malades ; combien d’astrologues, après avoir prédit, comme un grand événement, la mort d’autres hommes ; combien de philosophes, après s’être obstinés à discourir indéfiniment sur la mort et l’immortalité ; combien de chefs, après avoir fait périr tant de gens ; … Continuer la lecture Livre 4 – XLVIII

Livre 4 – XLVII

Si l’un des Dieux te disait : « Tu mourras demain ou, en tout cas, après-demain », tu n’attacherais plus une grande importance à ce que ce soit dans deux jours plutôt que demain, à moins d’être le dernier des rustres, car qu’est-ce que ce délai ? De même ne crois pas que mourir dans beaucoup d’années plutôt que demain, … Continuer la lecture Livre 4 – XLVII

Livre 4 – XXI

Si les âmes survivent, comment depuis l’éternité, l’air suffit-il à les contenir ? Et comment la terre suffit-elle à contenir les corps de ceux qui sont morts depuis la même éternité ? De même qu’ici-bas en, effet, les corps après avoir séjourné quelques temps dans la terre, se transforment, se dissolvent et font place à d’autres cadavres : de même, … Continuer la lecture Livre 4 – XXI