Rhaaaa, ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas bon non plus… Disons que j’ai trouvé ça mieux que les films concepts qu’on trouve sur Netflix qui exploitent quelques bonnes idées d’anticipation et qui font pfuittt à la fin. Là les aspects positifs tiennent dans les deux rôles titres avec un (toujours) excellent Sam Rockwell et une très convaincante Haley Lu Richardson. Il faut aussi saluer la production plutôt proprette et sympathique, avec une réalisation de Verbinski dont il n’a pas à rougir.
Mais il s’agit dans le fond de quelques épisodes de Black Mirror en flash-back d’un gros épisodes de Black Mirror, bah ok ça fait un film hein… sur la longueur en tout cas. Et ce n’est pas du mauvais Black Mirror, c’est du Black Mirror « ok », genre « ah mais on a déjà vu ça non ? » ou « ah oui ça reprend un peu de ça et un peu de ça », et puis « oh forcément c’est de l’IA quoi ». Et dans la forme, on pense à un film bordéliquement culte et raté (mais à voir pour sa culture cinématographique, vraiment) comme Southland Tales, et très clairement Everything Everywhere All at Once (doigts saucisses et cailloux avec des googly eyes for evaaaaaaaa!!!) pour la Direction Artistique et le montage.
Heureusement Sam Rockwell est très très bon, et je l’ai suivi pendant tout le film avec pas mal de plaisir et de curiosité. Et les épisodes blackmirroresques sont assez bien fichus pour ne pas non plus lever les yeux au ciel. Donc ça se regarde pas trop mal, malgré quelques maladresses de narration et de scénario. Mais je suis circonspect sur une fin qui a le mérite d’expliquer les choses, mais alors avec un tour de passe-passe assez facile, un peu trop facile peut-être.
Le truc restera pas dans les annales quoi, mais ce n’est pas non plus un navet.


Déjà, ils se sentent obligés de mettre « par le réalisateur de » sur l’affiche, ce qui montre qu’ils savent que le truc n’est pas assez bien ficelé pour tenir debout tout seul.
Bref je vais attendre qu’il arrive dans mon congélo ciné #Tipiak
Oh tu es dur, c’est classique de faire un peu de name-dropping pour attirer le chaland. Mais bon, ça ne rattrape pas le truc, surtout quand les films cités ne sont pas des chefs d’œuvre. Hu hu hu.