Ah c’est cool, ça faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à découvrir un nouveau Pixar. Je lisais plein de bonnes choses dessus, mais je n’y croyais pas trop, ayant été plutôt déçu sur les derniers films. Là ce n’est pas un chef d’œuvre à la Coco (qui est vraiment le dernier fabuleux Pixar), mais au moins c’est un bon film qui a plein de peps et de charme, avec une histoire solide, et de vraies surprises et trouvailles d’humour et de narration.
L’héroïne est Mabel Tanaka, une jeune fille de 19 ans, qui est l’activiste écolo locale de sa ville, Beaverton, qui se bat sans relâche contre le maire qui veut tout bétonner. Mabel est en particulier attachée à un petit étang formé par un barrage de castors où tout un adorable écosystème est en place. C’est sa grand-mère qui lui avait fait connaître l’endroit, alors qu’elle était une petite fille déjà très à la pointe de la protection des animaux. Mais voilà que le maire, un bellâtre du nom de Jerry Generazzo, a un plan de destruction de cet endroit pour construire un gigantesque périphérique urbain. Il justifie cela car tous les animaux sont partis.
Mabel est super vénère, et elle veut absolument faire revenir les castors. Elle en suit un dans la forêt, et de manière tout à fait inattendue, il la conduit à son ancienne école. Là, elle découvre qu’une prof de science a en réalité inventé des robots-animaux ultraréalistes et qu’il est possible d’y téléporter sa conscience pour ensuite pouvoir interagir avec les animaux sauvages. Evidemment Mabel se colle dans un castor, et elle retourne en forêt pour comprendre pourquoi les animaux sont partis, et comment les faire revenir. Elle découvre alors tout un univers hallucinant avec des rois/reines par grandes familles d’animaux, dont un roi des mammifères castor, Georges, et d’autres personnages très hauts en couleurs.
Le film foisonne d’idées et de pistes qui sont vraiment surprenantes, et c’est ça que j’ai trouvé cool, c’est qu’on ne devine pas si bien que cela ce qui va se passer. On retrouve la belle inventivité Pixar dans les personnages, dans un humour bien décalé, et cela faisait longtemps que j’avais pas ri comme ça si spontanément pour un dessin animé. J’ai aussi bien aimé ce truc très drôle de réintroduire un principe de mort assez naturel et soudain chez les animaux sauvages. On n’est vraiment pas dans des carnivores qui sont végétariens, ou des insectes immortels, et c’est tourné en dérision de manière très comique et plutôt bien sentie.
Bon, en revanche, c’est quoi encore cette traduction à la mords-moi-le-nœud car le titre original est « Hoppers ». Alors c’est vrai que c’est assez intraduisible car c’est vraiment le côté « hop hop », mais les québécois sont allés bille en tête avec « Sauteurs ». Je trouve ça mieux que Jumpers qui se veut plus compréhensible car c’est un verbe assez connu, et on comprend bien ce qu’ils ont voulu faire. Mais c’est naze ce truc d’utiliser du verbiage anglais pour traduire de l’anglais !


J’ai beaucoup aimé Hoppers. Un de mes films préférés de 2026 jusqu’à présent.