Une fois n’est pas coutume, je viens de voir ça sur LinkedIn (
), et c’est très drôle/pas drôle quant à la prédictibilité de nos codes PIN de téléphone. On a évidemment à peu près tous les mêmes pratiques : année de naissance, jour/mois de naissance, un nombre doublé, etc. Or il y a eu une fuite en 2012, et ces codes ont été étudiés avec la curiosité d’en tirer des enseignements sur le choix même des codes.
La source qui n’a pas été liée très explicitement (évidemment) est là, et vous y trouverez des explications détaillées qui sont passionnantes (et datent aussi de 2012) !!
La personne sur LinkedIn a traduit une partie de ces trouvailles, et je vous les copie-colle (comme c’est en français).
D’abord il y a cette diagonale : c’est tous les codes avec une répétition de deux chiffres comme 5252. Les répétitions de 4 sont encore plus brillantes (1111, 2222…) ainsi que le fameux : 6969
Deux pixels très lumineux hors diagonale : 1234 et 4321.
Dans le coin inférieur gauche, il y a un rectangle plus lumineux qui s’arrête exactement à 31 en hauteur et 12 en largeur : ce sont les dates de naissance au format MMJJ.
La ligne verticale brillante vers la gauche, c’est tous les codes qui commencent par 19 — les années de naissance (1987, 1993…). Chaque génération a laissé sa trace. On devine même un début de ligne pour 2000-2005.
Un pixel brillant au milieu : 2580. C’est une ligne droite vers le bas sur un pavé numérique.
(La remarque sur le « 2580 » se comprend d’autant plus quand on voit sur le site la capture d’un Nokia old-school, c’est en effet la suite verticale de haut en bas.)
On y lit aussi qu’il y a beaucoup plus de suite de nombres pairs (2468) qu’impairs (1357), mais aussi qu’un tiers de tous les codes peuvent se deviner en seulement 61 combinaisons, et on atteint 50% en 426 tentatives ! Bref, c’est une curiosité (qui date de 2012
).
